Le cybercafé, un chemin d’évasion

Dans cet espace de communication et d’information, la clientèle se compose de toutes catégories d’âge et de niveau intellectuel : des garçons, des filles, des chômeurs et des étudiants. Ces gens choisissent de passer leur temps libre dans un cybercafé pour se faire de nouveaux amis en échangeant des photos et des phrases avec d’autres personnes à l’autre bout du monde. Ainsi, surfer d’un site à un autre pour acquérir de nouvelles connaissances, il n’y a pas que cela, car d’autres personnes y viennent pour des raisons purement professionnelles, comme cet étudiant qui fait des recherches afin d’enrichir son projet de fin d’études ou de ce médecin qui suit l’actualité des dernières innovations inhérentes à son domaine. « On peut trouver toutes les informations qu’on cherche. Mais le prix de la connexion se révèle excessivement cher. Fixé à 60 DA l’heure il n’arrange pas tout le monde », nous a déclaré un jeune étudiant, les yeux braqués sur l’écran de l’ordinateur. Afin d’encourager davantage les gens à venir découvrir ce monde inconnu pour beaucoup d’entre eux, le gérant a placardé des affiches sur les murs pour informer ses clients d’une offre exceptionnelle concernant les cartes d’abonnement à des prix abordables. « On fait souvent cette offre afin d’aider nos clients et les fidéliser. Parfois on leur propose même des formations de courtes durées afin qu’ils puissent s’initier à l’outil informatique », nous révèle un gérant. Enfin, il est utile de rappeler qu’à notre époque, l’analphabète n’est nullement celui qui ne sait ni lire ni écrire, mais c’est plutôt celui qui ne sait pas manipuler un ordinateur.

Hacène Aouidad