C’est un espace vide, situé à 10 m face à la façade principale du lycée Abdelhamid Ben Badis qui recevait depuis plusieurs années des déblais de toutes sortes provenant des fouilles des nouvelles bâtisses qui se réalisaient à l’intérieur du périmètre urbain de la ville de M’Chedallah, de débris d’anciennes habitations démolies et des ordures ménagers que des commerçants et occupants des blocs résidentiels des alentours déversaient en ces lieux sans aucun état d’âme. Ce qui a transformé le lieu en un repoussant dépotoir qui l’a, non seulement enlaidi, mais, aussi, a engendré des odeurs nauséabondes ressenties à des centaines de mètres à la ronde. Un hideux décor, planté juste en face des fenêtres du lycée, dénoncé à maintes reprises dans ces mêmes colonnes, qui a fini par faire réagir l’APC qui vient de solliciter un bureau d’études afin de dresser l’esquisse du plan d’aménagement d’un jardin public, en parallèle aux travaux de décapage nouvellement entamés sur ce site, ce qui a eu pour résultat de rendre l’endroit moins sauvage. L’architecte chargé de l’étude nous apprendra qu’il est prévu, dans le plan d’aménagement, en plus des espaces verts, toute une série d’équipements destinés aux enfants, toboggans, balançoires, un terrain de tennis, des bancs, des plantes ornementales et autres plates bandes de fleurs, ainsi qu’une cafétéria. Nous apprenons, sur un autre volet, que des riverains inquiets, prenant exemple sur ce qui se passe au niveau de ce genre d’espaces, à travers d’autres cités, transformés en lieux de débauche, ont émis quelques réserves et posé des conditions mais sans aller jusqu’à s’opposer à la réalisation de ce projet. Des réserves fondées qui doivent amener les concepteurs de ce projet à penser aux moyens de surveillance de contrôle et de protection des lieux, par la pose d’une clôture ou d’un mur d’enceinte avec barrières et des portails au niveau des voies d’accès, ainsi que la régulation par des horaires d’ouvertures et fermetures strictes, seul moyen, à notre avis, de dissiper l’inquiétude et les appréhension, légitimes du reste, des voisins, d’autant plus que l’ouvrage est situé devant un lycée et à proximité d’un CEM. En plus de l’élimination d’un des points noirs de la ville de M’Chedallah, ce projet sera pourvoyeur de nombreux postes d’emploi permanents, dans le cadre de l’entretient, du jardinage et de l’exploitation des commerces (cafétéria et fast-food). Espérons que ce projet, qui n’est qu’au stade de l’étude, sera réellement concrétisé et mené a terme de la manière qui convient le mieux, sachant que cette période des vacances scolaires est le meilleur moment qui permettrait aux intervenants sur ce site de travailler à l’aise sans déranger l’activité des deux établissements scolaires.
Oulaid Soualah
