“Nos revendications sont légitimes”

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Encore une fois, les travailleurs communaux de la wilaya de Bouira ont fait parler d’eux en organisant hier mercredi, un sit-in devant le siège de la wilaya, avec la ferme intention d’arracher leurs droits

En effet, une cinquantaine d’employés des différentes communes de la wilaya ont investi le parvis de la wilaya, banderoles en main, où il y avait inscrit “Non au mépris’’ ou encore “On exige un statut digne de ce nom ! Halte aux manœuvres’’.

Ces travailleurs qui affichaient une détermination sans faille et sous un soleil de plomb, ont dénoncé haut et fort les agissements de leur tutelle, qu’ils ont accusé de les marginaliser et de les abandonner à leur triste sort. A ce propos, un gréviste de la commune de M’Chedellah notera :  » Notre lutte continue, voyez par vous-même, on est de plus en plus nombreux à suivre le mouvement de contestation, et cela, malgré les intimidations et les manœuvres de certains P/APC et chefs daïras, qui ont tenté de nous déstabiliser, mais en vain. Car notre volonté et notre unité est plus forte « . Le représentant du SNAPAP de Bouira, qui était sur le qui-vive, toujourse en contact permanant avec d’autres grévistes, signalera que :  » Ces autorités ne veulent rien lâcher, ils persistent dans leur mutisme vis-à-vis de nos revendications, qui sont tout à fait légitimes. Notre action tend à améliorer nos conditions de travail, et notre situation socioprofessionnelle qui est en constante régression « .

Quant au taux de suivi de ce débrayage, notre interlocuteur signifiera qu’il est en léger recul par report à la semaine dernière, et avoisinerait les 75% à l’échelle de la wilaya, avec un taux maximum de 100% enregistré dans la commune de M’Chedellah, et dans d’autres communes, il s’est stabilisé aux alentours de 50%. Toujours selon ce représentant syndical, les travailleurs grévistes font face à des intimidations et des menaces, comme en témoigne la mise à l’arrêt d’un gréviste de la commune de Djebahia.

Enfin, il est à rappeler que cette grogne obéit à l’appel du syndicat national et autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP)

B. R.

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