Saharidj Projet du réseau de distribution du gaz de ville – Des travaux menés à l’aveuglette

Destruction de canalisations d’AEP, de réseaux d’assainissement et même de lignes téléphoniques, tels sont les dégâts causés au niveau de plusieurs quartiers du centre de Saharidj par les engins de travaux publics intervenant pour l’exécution du lot réseau de distribution et cela à cause d’une absence de plans de situation de ces ouvrages, enfouis sous terre, d’où l’obligation pour les conducteurs de ces engins d’avancer à l’aveuglette et en tâtonnant.

Quelles que soient les précautions prises par ces conducteurs, ils ne peuvent éviter d’accrocher les canalisations, avec les godilles des pelles, et les détruire. Ce genre d’accidents est tellement fréquent que l’entreprise de réalisation fut contrainte de mobiliser une équipe, en permanence, et des matériaux adéquats pour s’atteler le plus rapidement possible aux réparations nécessaires, un procédé qui lui permet, ainsi, d’éviter des accrochages avec les citoyens promptes à réagir s’agissant de leurs branchements individuels mais qui sont aussi à l’origine d’un retard considérable dans l’avancement des travaux du projet du gaz de ville. Reste à espérer que les plans de l’itinéraire de ce nouveau ouvrage, lui aussi souterrain, seront bien archivés, tant au niveau de SONELGAZ que de l’APC, pour lui éviter de subir le même sort que les anciennes canalisations, d’autant plus qu’une avarie sur un réseau de gaz de ville est un accident beaucoup plus sérieux comportant d’énormes risques pour la population. Cette entreprise, chargée de la réalisation de ce réseau de distribution, rencontre aussi des contraintes d’un autre genre, tel que les difficultés de passage à cause de voies d’accès étroites par endroits, des lieux où il est pratiquement impossible aux engins d’intervenir, les fouilles de ces tronçons sont réalisées manuellement, à la pelle et à la proche. Malgré toutes ces contraintes énumérées, il nous a été donné de constater que les responsables des chantiers et les ouvriers, au même titre que les services techniques chargés du suivi de ce projet, usent d’une patience et d’un savoir faire admirables en matière de communication avec la population, tout ce beau monde récolte, en contre partie, un accueil des plus chaleureux grâce à leur comportement irréprochable, un accueil caractérisé par du café gâteaux, boissons gazeuses fraîches et, bien souvent, un couscous garni que leur offrent les citoyens. Cette entreprise est sortie indemne même des quartiers réputés chauds, pour ne pas utiliser un qualificatif plus dosé. En conclusion, disons qu’hormis quelques oppositions enregistrées lors de la réalisation du réseau du transport dont les causes sont d’ordre matériel telles que le montant des indemnités des terrains agricoles ou d’oliviers, résolues après moult négociations, ce projet de gaz peut être classé sans risque d’erreurs, de premier projet d’utilité publique réalisé sans coup férir, ce qui dénote d’une notable évolution des mentalités, une rassurante et satisfaisante maturité de la société civile.

Oulaid Soualah