Moins de deux jours après l’attentat à l’explosif qui a coûté la vie à deux officiers de l’ANP en plus d’un autre blessé à Sidi Ali Bounab, selon un bilan définitif, l’hydre islamiste locale a récidivé en ciblant hier vers 11 heures, une brigade de gendarmes à la sortie ouvert de la ville voisine de Bordj-Ménaïel.
Un commando de l’ex-GSPC a fait exploser, comme à l’accoutumée, une bombe artisanale au passage des gendarmes, non loin du quartier Salhia, ex-Capelle. Les éléments de ladite brigade de sécurité échappèrent de justesse au souffle de la bonbonne meurtrière actionnée à distance à partir d’un coin boisé situé en bordure de ce tronçon de la RN 12. Mais les éclats de l’engin infernal ont grièvement blessé une femme qui passait par là à cet instant précis.
La victime a été admise aussitôt dans le pavillon des urgences des Bordj-Ménaïel. Attribué à une serriate islamiste d’El Ansar, phalange terroriste redoutable écumant encore une bonne partie de la Kabylie, cet acte brutal s’ajoute, pour rappel, à une série d’attaques à l’explosif.
Dans ces localités, à cheval entre les circonscriptions de Bordj-Ménaïel et Naciria, la résurgence de l’islamisme armé est allée crescendo depuis plus de deux mois.
Il y eut, ici et là en dépit des multiples interventions de l’ANP, souvent fructueuses, pas moins de 12 morts et plusieurs blessés dont certains, gravement, durant la période précitée.
Salim Haddou
