El Hachemi Djiar et Benbouzid à Sétif – L’avenir du sport de haut niveau passe par l’école

Juste couronnement de ces premiers Jeux nationaux des classes sport études qui regroupent depuis plusieurs jours déjà plus de 3. 000 participants venus de 33 wilayas du pays et qui se sont mesurés avec brio dans une douzaine de spécialités sportives dans plusieurs communes de la wilaya de Sétif.

C’est le moins que nous puissions dire de cette conférence nationale consacrée à la redynamisation du sport scolaire, qui, si elle a permis de marquer le pas pour évaluer l’œuvre d’envergure consentie dans ce domaine, n’aura pas été sans constituer un espace important de dialogue et de concertation entre les partenaires impliqués.

Cette conférence qui s’est tenue au niveau de l’auditorium Mouloud-Kassim-Naït-Belkacem de l’université Ferhat-Abbas, en présence de MM. El Hachemi Djiar et Boubekeur Benbouzid, respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de l’Education nationale, accompagnés du wali et de l’ensemble des autorités locales, a regroupé l’ensemble des directeurs de wilaya des deux secteurs, le président et une délégation de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves, des directeurs centraux, les inspecteurs, cadres et autres partenaires.

M. El Hachemi Djiar, qui interviendra à l’issue de cette rencontre, ne manquera pas de souligner la volonté partagée par les deux secteurs dans la réalisation des grands objectifs assignés au sport, partie intégrante de l’action éducative en raison de l’impact de ses fonctions et de ses valeurs, rappelant dans ce contexte que l’avenir de la pratique sportive de haut niveau passe indéniablement par l’école, qui renferme un tiers de la population du pays et qui constitue un véritable réservoir de jeunes talents.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports qui situera le sport scolaire comme étant un élément fondamental de la réforme du système éducatif, soulignera au passage, en citant cet exemple frappant du nombre de dispensés, l’impact que doit apporter chacun, notamment les parents d’élèves, dans le changement des mentalités.

Il ajoutera que le sport est un élément de stabilité de la société et constitue un moyen d’intégration morale et civique, dans une école qui est le seul espace important où se développe cette pratique.

Dans une vision d’avenir, fondée sur le travail et la rigueur, M. Djiar dira, en parlant des jeux Olympiques, que 2020, c’est demain, et que l’élite de cette échéance se prépare aujourd’hui, loin de toute forme de bricolage ou autre manière de prospecter cette élite, citant à cet effet l’impact attendu de ces classes sport-études qui de 217 ont évolué à 400, accueillant plus de 12. 000 élèves. Un chiffre qu’il jugera encore insuffisant, exhortant les responsables concernés à élargir cette pratique et à l’inscrire dans une stratégie qui passe aussi par les lycées et CEM sportifs, félicitant au passage l’œuvre déployée par la FASS qui pour la première fois a bénéficié d’une subvention de cinq milliards de centimes.

Les contraintes, M. Djiar ne manquera pas d’en parler, citant à cet effet les questions liées à l’encadrement et à la nécessité de faire évoluer la formation de courte durée, les problèmes bureaucratiques, l’action dévolue aux associations des parents d’élèves, la place constante du dialogue et de la concertation entre tous les partenaires concernés.

 » Si nous voulons que notre pays devienne une grande nation sportive, et nous en avons les moyens, il faut que tout le monde s’implique, que nous travaillions ensemble dans un partenariat fécond « , devait-il dire, avant de se pencher sur la mise à niveau des programmes pédagogiques ainsi que la rationalisation et la polarisation de cette pratique au niveau des wilayas.

Le développement de la compétition à tracer un système adapté l’élargissement du nombre de structures d’accueil et la tenue en plus de l’édition nationale de deux séminaires régionaux consacrés au volet  » classes sport-études  » seront autant d’éléments développés par le ministre pour ce projet d’intérêt national. Le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, qui ne manquera pas d’abonder dans le même sens, pour une œuvre commune, soulignera d’emblée sa disponibilité à renforcer cette démarche et à mettre, si la nécessité l’impose, autant d’autres établissements qu’en voudra le ministre de la Jeunesse et des Sports pour couronner du succès qui s’impose cette stratégie complémentaire.

Il soulignera que plus de huit millions d’enfants sont dans nos écoles, encadrés par 550. 000 fonctionnaires dans 25. 000 établissements. Une population, ajoutera-t-il, qui représente 40% de la fonction publique, attestant de ce fait de l’intérêt particulier qui se doit d’être accordé à cette frange de notre population qui est l’avenir de l’Algérie. C’est par le sport, devait ajouter le ministre que nous devons tout à la fois former nos générations futures et les prévenir de tous les fléaux qui les menacent. Il n’a pas manqué d’insister sur la nécessité d’œuvrer pour le sport scolaire, ce qui ne relève point d’un slogan mais d’une réalité quotidienne avant d’ajouter que, dès la prochaine rentrée scolaire qui sera marquée par un allégement du volume horaire et des programmes, les élèves pourront disposer de leur temps libre dès 14 h 30 pour pratiquer du sport ou d’autres activités culturelles au niveau de leur établissement.

La pratique obligatoire du sport, la réalisation d’une salle de sport dans tous les nouveaux lycées et de terrains combinés pour les CEM seront autant de décisions annoncées par le ministre qui soulignera que 97% des filles inscrites au BEM ou au Bac ont passé leur examen sportif cette année, laissant place à une cérémonie de remise par le MJS de 2 200 dotations de matériel sportif en faveur de 822 écoles de 33 wilayas, la visite du grand pôle sportif et une remise de médailles des premiers jeux sport études.

Hakim . N