Un village oublié

Le village de Oued El Bared (Assif Assemadh), à 5 km environ à l’ouest du chef-lieu de la daira de M’chedallah, dans la même commune connue pour ses terrains à vocation agricole, abrite environ une centaine de familles, dont la plupart ne subsistent que grâce au travail de ces derniers (terrains) et compte parmi les villages les plus oubliés des pouvoirs publics. En effet, toutes les pistes du hameau son impraticables surtout en périodes hivernales. Les poussins du village qui fréquentent les deux écoles primaires qui s’y trouvent font un parcours de combattant pour rejoindre leurs bancs. Les jeunes, qui constituent environ 70% de la population sont privés de toutes les infrastructures, même pas une aire de jeux où passer le temps libre. Ils sont, à cet effet, livrés à eux-même dans la rue. « A l’heure du portable, le numérique, l’internet et le téléphone restent toujours un luxe pour ces villageois et le projet du branchement du village par ce dernier n’est sûrement pas pour demain », proclame Mustapha un jeune, la trentaine, issu du village que nous avons rencontré sur le site lors de notre passage. Les infrastructures sanitaires sont absentes. L’unité de soins la plus proche se trouve à Ath Yakhlef, village limitrophe distant d’environ quatre kilomètres. A tous ces problèmes que rencontrent les habitants de Oued El Bared, s’ajoute le noir complet au coucher du soleil dû à l’absence de l’éclairage public dans toutes les artères.

Omar Soualah