Même si on parle de la généralisation du gaz naturel, le défi de l’électricité n’est pas encore relevé. A Tizi-Gheniff, à cinquante mètres du lotissement du 5 Juillet, des citoyens vivent encore dans le noir. Dans une correspondance envoyée au wali, l’association de cette cité évoque quatre habitations situées dans le côté sud de la route menant vers le village de D’Hous. “Nous portons à votre connaissance M. le Wali, que ces citoyens se sont plusieurs fois rapprochés du Président de l’APC et du chef de daïra en vue de voir leurs situations régularisées, malheureusement un niet leur a été signifié», ont-ils écrit dans cette lettre. Et de poursuivre : “Pour votre information, ces citoyens vivent dans le noir depuis 2006 et parmi eux, deux occupent des logements de l’Etat”. Pour mieux expliquer cette situation, les rédacteurs de la correspondance se disent déçus de constater que le P/APC a réalisé un réseau d’éclairage public s’étalant sur 3 km sur la route de D’Hous et en zone rurale, ignorant des habitations dans le périmètre urbain. Du côté de ces citoyens, c’est l’expectative totale. “Le devis est estimé à dix-huit millions de centimes et nous n’avons pas cet argent pour avoir de l’électricité. Ne sommes-nous pas des Algériens comme les autres pour financer un projet d’électrification alors qu’ailleurs on voit des budgets colossaux dépensés pour généraliser cette commodité ?», s’est interrogé l’un de ces habitants. L’association, dans son écrit, compte beaucoup sur l’intervention du premier magistrat de la wilaya pour régler cette situation qui n’a que trop duré.
Amar Ouramdane

