l Les gérants des kiosques multiservices de Bouira, les premiers clients d’Algérie Télécom, se sont réunis avant-hier pour se concerter à propos des problèmes de surfacturations qui. selon eux, dépasse tout entendement. Leur première démarche a été d’aller soumettre leur préoccupation au responsable local d’Algérie Télécom. Ce dernier, selon nos interlocuteurs, aurait expliqué : “nous avons un matériel de pointe que nous, pays du Tiers monde, nous ne maîtrisons pas !”. Cela est vraisemblablement crédible, puisque et à titre indicatif un KMS à qui Algérie Télécom présente une facture qui tourne habituellement autour de 08 millions de centimes le mois à été destinataire d’une facture s’élevant à 47 millions de centimes. Cela, ajoutent les protestataires, n’est pas un cas isolé. Cela dit, les taxiphones sont invités à régler leurs factures dans les délais. A relever que les compteurs des KMS et ceux, nous dit-on, des services de télécom ne « chiffrent » pas d’une manière cohérente. Les premiers comptabilisent l’unité, les seconds l’heure. Il y a quelques temps, un problème inhérent au matériel a été soulevé par un KMS de Takerboust. Le gérant ne comprenait pas et, à juste titre, que les compteurs qu’ils doivent au préalable acquérir ne sont pas homologués et se vendent dans n’importe quel souk. Autrement dit, ce matériel que Algérie Télécom ne fournit pas, comme cela est le cas de la Sonelgaz ou de l’Algérienne Des Eaux, n’est pas fiable. Pour finir, notons que les KMS de Bouira qui, comptent créer une association, refusent de régler leurs factures et n’excluent pas de recourir à une grève qui paralysera, promettent-ils, au moins les taxiphones du chef-lieu de la wilaya
TOA
