La cérémonie de clôture du Festival de la poterie a eu lieu avant-hier mardi à 15 heures de l’après-midi.
Elle s’est tenue à l’amphi du CEM Ounar Mohamed en présence du directeur de la culture de Tizi Ouzou, M. Ould Ali El Hadi, des deux P/APC et de certains élus locaux (Maâtkas et Souk El Tenine), du chef de la sûreté de Maâtkas et de nombreux invités de marque à l’image du chanteur Ali Amrane et du professeur Dahmani ainsi que de l’ensemble des artisans, des exposants et de citoyens. L’amphi était plein comme un œuf mais le silence lors de la diffusion de l’hymne national fut un silence de mort. C’est ainsi que M. Ould Ali El Hadi annonça la clôture officielle du second festival local de la poterie chère aux Maâtkis. Bien entendu, la parole fut donnée au commissaire du festival, aux deux P/APC qui ont promis d’œuvrer en vue de pérenniser ce festival et de lutter ensemble pour rentabiliser le travail de l’argile que les Maatkis maîtrisent depuis la nuit des temps. Dans son allocution, le directeur de la culture, après avoir rendu un vibrant hommage à la femme rurale et à la potière annoncera : «Notre wilaya vient de bénéficier de la réalisation d’un musée régional des arts. Le bureau d’étude est à pied d’œuvre pour finaliser les plans. Il y aura aussi des musées annexes pour les bijoux, le tapis et la poterie. Les connaisseurs en la matière sont conviés à nous aider pour la concrétisation de ce projet qui nous tient tous à cœur depuis des années. Le Festival du tapis des Ath Hichem s’ouvrira dès demain (aujourd’hui), vous serez tous les bienvenus». On passera ensuite à la remise des cadeaux et des diplômes d’honneur aux enfants potiers et à leurs encadreurs. Les artisans, les exposants, les responsables et l’ensemble de ceux qui ont contribué à la réussite de cet événement ne sont pas oubliés. Tout cela dans une ambiance bon enfant. La cérémonie de clôture s’est prolongée jusqu’en fin d’après-midi. Notons que l’affluence du dernier jour a battu toutes les prévisions et les organisateurs ont du maintenir les expositions vente jusqu’en début de soirée. Notons également que dans la matinée, une longue lettre ouverte (dont une copie nous est parvenue) adressée au commissaire du festival a été affichée à travers le chef-lieu de Maâtkas. Son rédacteur M. Dendani Saïd, un cadre de l’éducation et élu à l’APC de Maâtkas écrira : «A la fête je n’était pas convié et on vient de m’inviter à assister au 7e jour. C’est du reste la même attitude que vous avez adoptée à l’égard du mouvement associatif, du comité de village et de certains élus. Cela relève du mépris ». Et d’ajouter plus loin : «Ce festival aurait dû être organisé par les associations culturelles comme promis l’an dernier. Mais la course aux postes rémunérés a prévalu. Le travail collégial pour faire de cet événement non un festin bal comme c’est le cas, mais un fer de lance pour sortir de l’ombre notre localité et notre savoir-faire ancestral». Avant de terminer par reprocher aux organisateurs de ne pas assez œuvrer pour la construction d’une auberge, d’un centre de formation et la création d’un marché de la poterie à Maâtkas.
Hocine Taib

