Campagne de prévention contre la drogue

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Il est vrai que l’usage de la drogue, qu’elle soit douce ou dure, met à mal la santé des populations et compromet leur devenir, tant sur le plan social qu’environnemental.

Et pour lutter contre ce grave fléau, il n’y a pas mieux que la prévention, mais il faudra qu’elle soit très fréquente et répétitive et pas seulement un rendez-vous de circonstance, comme nous avons souvent remarqué dans ce gendre d’actions qui sont organisées. Car pour qu’elle atteigne ses objectifs de diminution de la consommation au sein de la société qui malheureusement se généralise à un rythme inquiétant, il faudrait des actions plus insistantes. Certes, de temps à autre, une action louable qui se rapporte en l’organisation d’une campagne de sensibilisation contre les dangers de la drogue nous met en confiance, comme celle qui s’est déroulée dernièrement, initiée par les services de l’action sociale(DAS). La campagne qui a duré trois jours a drainé du monde, notamment la frange juvénile de la société qui voulait en savoir plus sur les conséquences dramatiques résultant de l’usage de la drogue et de son accoutumance. Il est vrai que l’action a été encadrée par des psychologues, des pédagogues et des éducateurs, pour permettre aux présents de connaître les types de drogues, et leurs natures, leurs conséquences sur le consommateur, et bien sûr, sur les moyens de préventions. La sensibilisation concerne en premier lieu les individus accros à la drogue, à savoir ceux ou celles qui ne peuvent s’en détacher, au risque de faire une dépression ou de commettre des actes répréhensibles. Pour cette frange, la plus préoccupante, il est conseillé de s’adresser à des centres spécialisés pour bénéficier d’un accompagnement, thérapeutique et médical, et d’un soutien moral, entre autres, car il s’agit de malades qu’il faudrait soigner. Ce qui est, par contre nécessaire, c’est que si d’autres services en rapport avec la jeunesse s’investissent dans ce domaine pour que le travail de sensibilisation soit une vraie préoccupation au lieu d’une action temporelle ou conjoncturelle qui s’organise une fois par hasard, juste pour meubler le temps. Non, c’est une affaire très sérieuse que de prévenir contre les méfaits désastreux que la consommation de la drogue sous toutes ses formes. Quand nous prenons un drogué et lui disons que l’usage de la drogue peut le rendre stérile, c’est-à-dire qu’il ne pourra pas procréer s’il s’adonne à la drogue de manière abusive, il est certain que son esprit sera bouleversé par cette information de taille et qu’il serait tenté de mettre un terme à son calvaire et à suivre une cure de désintoxication. Et si personne ne vient le secouer par des informations sur les ravages de la drogue sur, il ne pensera jamais à s’arrêter. Car il faut le dire, la drogue lui procure un refuge et une fuite de la réalité en somme un certain bien être, quoique éphémère. Donc, s’il est sensibilisé sur les dangers, soyons sûrs qu’il ne s’amusera pas à y revenir ou à rester dans cet état de consommateur amateur qui le mènerait vers l’accoutumance et compliquerait gravement son cas. Parce que les méthodes de thérapie deviendront plus délicates et il lui faudra une « dose » phénoménale de volonté pour affronter le long processus de sevrage et de désintoxication. Très rare sont ceux, ou celles, qui s’en sortiront, de l’avis des spécialistes. Ces derniers nous ont fait part d’une thérapie américaine qui consiste à tester 100 malades qui s’adonnaient à la drogue douce au point d’atteindre le stade d’accoutumance. Et après une longue prise en charge thérapeutique de deux années, 80 patients ont rechuté et seulement 20 n’ont plus repris de drogue et sont totalement guéris. Pour dire que l’espérance de sevrage n’est pas garantie à 100 %. C’est le patient qui doit s’y mettre de lui-même.

La prévention doit se situer à un stade précoce, bien avant que l’individu ne s’adonne à la drogue ou commence à en faire connaissance, pour escompter des résultats très probants. Contre toute attente, le proverbe qui dit « mieux vaut prévenir que guérir », trouve toute sa place. Dans notre société il ne faut pas se voiler la face quand il s’agit de dire que la drogue la plus consommée très fréquemment, et régulièrement, par les jeunes et moins jeunes, est le cannabis. Il suffit seulement de voir les quantités faramineuses de ce type de drogue que les brigades anti-stupéfiant saisissent quotidiennement. Mais les dégâts sont incommensurables sur l’état psychique et physique du consommateur qui, malheureusement dans la plupart des cas, croit qu’une drogue douce ne peut le nuire gravement. Et cet amalgame entretenu entre drogue douce et drogue dure fausse les repères. Pourtant, il a été prouvé que la consommation du cannabis, classé comme drogue douce, accélère la dépression chez le consommateur. Il a été démontré aussi, que le cannabis peut provoquer une grave maladie mentale si le consommateur débute sa prise à un âge précoce. Des délires importants que lui procure le cannabis, il développe une sérieuse maladie psychique et accroît sa pathologie. Donc, tout compte fait, il n’y a pas mieux que la sensibilisation tout azimut, à savoir toucher le milieu scolaire, qui un vecteur essentiel pour répandre les conseils, le milieu juvénile au sein des structures de jeunes et la rue, qui est un terreau fertile pour la croissance de ce fléau et où il est indispensable d’engendrer un travail de prévention de proximité. En définitive, des actions permanentes s’imposent pour espérer renverser la donne qui est malheureusement inquiétante le futur de nos jeunes générations.

Fahem H.

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