Tazmalt Initié par l’association des activités de jeunes – Hommage à l’artiste Achour Djerada

Un hommage grandiose a été rendu cette semaine par l’Association des Activités de Jeunes de la maison de jeunes de Tazmalt à feu Achour Djerada pour commémorer le 8e anniversaire de sa disparition. Le défunt artiste est de ceux qui n’ont cessé de combler ce vide culturel et artistique qu’a connu la ville de Tazmalt. Il n’avait que dix ans à sa première apparition sur scène, avec une grande maîtrise de plusieurs instruments de musique (Guitare et percussion). Ayant à son actif une centaine de poèmes traitant de maux sociaux, de misère des jeunes et d’Amour. Il fut aussi le fondateur de plusieurs troupes théâtrales dont Azar, Ikhoulaf (1 et 2) et Timoughliwin, tout en étant l’auteur de plusieurs pièces, dont la dernière Thachqouft yerzan (La pièce brisée). En plus du rôle qu’il a joué dans le domaine culturel, il fut un militant actif au sein du MCB dans les années 80 et 90 avant de rejoindre la coordination des villages de Tazmalt dont il était membre fondateur, avant d’être désigné comme délégué du mouvement citoyen, une mission pour laquelle il s’est sacrifié au détriment de ses obligations familiale jusqu’à sa disparition tragique, dans un accident de circulation, survenue le 19/07/2003. Pour revenir à l’hommage qui lui a été rendu, une exposition photos de ses œuvres dans le hall de la maison de jeunes, suivie d’une séance de témoignages de ses amis et des prises de paroles dont celle d’Akli Tmazight qui a retracé le parcours de l’artiste avant de céder la microphone à Bedjih Hamza, le plus jeune élément de la troupe Timoughliwin qui n’a pu aller au terme de son intervention, ayant la gorge nouée. Ce moment, plein d’émotions, a fait pleurer l’assistance composée d’amis et des membres de la famille du défunt. À la clôture de cet événement, ce fut une représentation théâtrale de la troupe Assirem (espoir) de Tazmalt, une manière pour les comédiens de rendre hommage à celui qui fut le fondateur du théâtre dans la région. Au baisser du rideau, le président de l’AAJ s’est réjoui de la réussite de cet événement en nous disant : « Certes, chacun a contribué à cet hommage, mais le grand mérite revient au P/APC d’Ath Mlikèche et à son exécutif par la mise à notre disposition de moyens matériels, tel que la bus pour le transport de la délégation au village Ath Ouamar pour un recueillement et le dépôt d’une gerbe de fleur sur la tombe de l’artiste ». Cheikh Achour, comme on aime l’appeler dans son entourage artistique, ne peut être oublié car même parti, ses œuvres sont toujours là.

Achiou Lahlou