Lancé en 2009 par le wali, le projet d’un CEM implanté à un point névralgique pour réduire l’intenable pression sur les établissements du même cycle moyen à travers la commune de M’Chedallah, les travaux accusent un retard considérable malgré l’insistance du premier magistrat de la wilaya qui est allé jusqu’à ordonner la résiliation pure et simple de la première entreprise en charge des gros œuvres, et ce, après une 2e visite sur les lieux, qui lui a permis de constater la lenteur des avancements des travaux Selon un élu de l’APC de M’Chedallah, la 2e entreprise à laquelle a été confié le reste à réaliser n’a pas fait mieux que la première. Cet élu qui s’exprime avec colère affirme qu’a ce stade de…lenteur dans l’avancement des travaux, le CEM ne sera jamais livré à la prochaine rentrée scolaire et que les élèves du cycle moyen d’Ath Ikhlef et Assif Assemadh seront condamnés a vivre le calvaire de l’éloignement et ses conséquences tel que le transport, la restauration en plus de la surcharge évoquée durant une année supplémentaire. C’est d’ailleurs pour dénoncer cet état de fait et informer qui de droit que cet élu nous a approché. Au niveau de la SLEP, service chargé du suivi de ce projet, personne n’a pu nous fournir le moindre renseignement, quant au taux d’avancement des travaux, a propos de ce projet prétextant l’absence du responsable et du technicien affecté sur ce projet. Le seul détail qui nous a été confirmé est le considérable retard dans sa réalisation. Est-ce que des mises en demeure de renforcer le chantier en moyens humains et matériels ont été lancées à l’opérateur comme le stipule la réglementation ? Ni la SLEP ni encore moins les services techniques de l’APC n’ont pu ni confirmer ni infirmer. S’agissant d’un projet de statut sectoriel, l’APC nous apprend qu’elle n’a pas le dossier. Une source proche nous informe par contre que le CEM d’Ath Vouali dans la commune d’Ath Mansour qui est lui aussi en voie de réalisation accuserait le même retard que celui d’Ath Ikhlef.
Voila donc un autre fait qui souligne la nécessité d’une nouvelle sortie d’inspection du wali s’il veut voir ces deux CEM être fins prêts et être au rendez-vous de la prochaine rentrée scolaire. Notons enfin que ce phénomène du retard d’exécution et dépassements des délais de réalisation qui s’est banalisé avec le temps, est une contrainte majeure. Elle gangrène tous les secteurs sans exception, constituant ainsi un frein brutal à toute tentative de relance du développement. Ce ne sont pas les arguments qui manquent pour justifier ces retards que la pénurie de matériaux de construction, la rareté de la main d’œuvre qualifiée entre autres.
Cependant, l’opinion publique et le commun des citoyens qui s’intéressent à ce volet des réalisations des infrastructures et l’aménagement du territoire ont une toute autre version des faits, accusant les services chargés du suivi de laxisme et de nombreux opérateurs intervenant sur ces projets de boulimiques en ayant la main mise sur plusieurs projets à la fois, sans pour autant se doter de moyens humains et matériels nécessaires pour les livrer dans des délais raisonnables.
Oulaid Soualah
