Aït Yahia Moussa Réclamant l’assainissement de sa situation financière – Un entrepreneur observe un sit-in devant la mairie

Si certaines autorités locales se plaignent parfois du manque d’entreprises pouvant réaliser desprojets accordés pour leur commune, il faut dire aussi que certains entrepreneurs sont toujours pris en otage une fois les travaux lancés.

A Aït Yahia Moussa, l’entrepreneur réalisant la bibliothèque communale n’a pas trouvé mieux que d’observer un sit-in devant la mairie pour réclamer la régularisation de sa situation. D’ailleurs, avant de passer à cette action, il a auparavant saisi par écrit aussi bien le maire que le chef de daïra. Dans les deux correspondances qu’il nous a remises, il se trouve que des copies ont été adressées à la SLEP de Draâ El Mizan, au BET, et à l’UGTA. « Les travaux ont été arrêtés depuis mercredi dernier », a-t-il signalé dans sa lettre. Et d’expliquer ses motivations : « Mon entreprise a toujours été bloquée par les retards des paiements des situations des travaux qui dépassent parfois quatre mois, voire plus. Et tout cela, sans qu’aucune explication ne me soit donnée et aucun avis de rejet ne me soit notifié ». Cet entrepreneur signale que cette protestation est prise car la situation arrêtée au 31 décembre de l’an dernier n’est pas encore réglée à ce jour. Il informe les organismes concernés que les travaux de réalisation du deuxième plancher au sein de cette bibliothèque ont déjà atteint les 95 % et qu’ils ne sont que des travaux de plus. Ainsi, il appelle ces autorités à ce qu’elles lui règlent ces retards parce que son entreprise est étouffée financièrement à telle enseigne qu’il ne peut même pas régler les salaires de ses employés à deux jours du mois de ramadhan. Le premier vice- président de l’APC par intérim l’a reçu et selon cet entrepreneur, des promesses lui ont été données de voir ces situations réglées avant le 5 août prochain.

Amar Ouramdane