Revoilà les cabines téléphoniques

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Ces petits espaces clos, munis de téléphones et où on peut communiquer à tout moment, de la journée et de la nuit, ont disparu, il y a bien longtemps, de nos paysages urbains et ruraux. Ils ont été progressivement et systématiquement remplacés par les fameux KSM, kiosques à services multiples, où on peut non seulement téléphoner mais aussi envoyer des Fax, faire des photocopies et, plus récemment, acheter des timbres. La raison principale de la disparition des cabines téléphoniques publiques est connue de tous: le vandalisme, qui a conduit à la détérioration de la quasi-totalité des cabines, pourtant installées à grand frais par l’Etat. Même les cabines logées dans des endroits en principe surveillés, comme les gares, les aéroports ou les bureaux de poste n’ont pas échappé à la furie destructrice des barbares, peu soucieux de la propriété publique. L’opération de relancement des cabines publiques, prise en charge par Mobilink, premier opérateur de publiphonie en Algérie, concernera d’abord quelques wilayas, dont Oran, Boumerdès et Béjaïa, avant d’être étendue à Alger et à d’autres régions du pays. ll s’agira de téléphones fonctionnant avec des cartes à puces que l’on pourra se procurer dans différents points de ventes, y compris les bureaux de tabac. On pourra non seulement les utiliser pour téléphoner mais aussi pour envoyer des E-mails et des SMS ! Les tarifs appliqués seront les tarifs d’Algérie Télécom, avec des réductions la nuit. Et gros avantage sur les KSM, les cabines publiques ne ferment pas la nuit et sont fonctionnels à tout moment. Le système de la carte à puce limitera les tentatives de vol, et les cabines, en acier inoxydable, décourageront les vandales. Du moins, l’espère-t-on.

S. Aït Larba

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