Samedi matin, Mme la proviseur de l’établissement a informé les contestataires que leur doléance a été satisfaite. Nouvelle accueillie joyeusement par les parents, car, rappelons-le, ils avaient exprimé toute leur crainte à ce sujet de peur de voir tout leur budget familial absorbé par les frais qu’ils devraient engager pour les études de leurs filles en plus de la cherté des manuels scolaires et autres fournitures. “Avant tout, nous remercions la directrice qui n’a ménagé aucun effort pour satisfaire notre demande. Je dirais que cette fois-ci, nous avons trouvé en face de nous un responsable qui tient ses promesses. En même pas une semaine, elle a trouvé une solution en prenant l’initiative de transformer les chambres en dortoir et d’aller dans les autres lycées de la wilaya avec l’accord de sa tutelle y chercher la literie. Nous l’encourageons pour tout ce qu’elle fait pour ce lycée qui est le plus important dans la wilaya de Tizi Ouzou en matière d’internat”, nous a déclaré un membre du collectif des parents d’élèves après que cette situation eut trouvé sa solution. Aussi, dès dimanche dernier, les cent-deux filles ont trouvé leurs places dans les dortoirs. Certes, cet établissement du secondaire à dominante féminine rend d’innombrables services à ces lycéennes en matière de restauration et d’hébergement, mais il y a lieu de signaler qu’il présente encore un manque de personnel notamment d’entretien. Aujourd’hui, ce dont souffre surtout l’établissement est l’inexistence d’une infirmière. “On ne peut pas faire fonctionner un internat de trois cents adolescentes sans couverture sanitaire. Il nous arrive de faire appel cinq, voire six fois par jour à la Protection civile pour diverses évacuations. Quant la patiente nécessite une observation de quelques heures, le retour n’est pas assuré par les pompiers qui doivent reprendre leur travail au niveau de leur siège. Il faudrait affecter le personnel qu’il faut ou à défaut équiper l’établissement d’une ambulance qui sera à la disposition des autres établissements de la ville”, ajoute une source proche de l’établissement. Si le problème de l’internat pour ces filles est résolu, il n’en est pas de même pour les garçons inscrits au technicum et au lycée Ali Mellah qui continuent à faire la navette entre leur domicile et leurs écoles.En tout cas, les parents ne comptent pas abandonner leur revendication qu’ils qualifient de droit.
Amar Ouramdane
