Souk El Tenine La situation s’est aggravée avec l’arrivée du Ramadhan – De l’anarchie à l’étouffement

Le chef-lieu communal de Souk El Tenine a toujours été dans un état peu reluisant.

Cependant, avec l’arrivée de Ramadhan, la donne s’est aggravée et l’anarchie s’est installée d’une manière généralisée. Ce que l’on appelle encore la ville de Souk El Tenine n’est, en fait, qu’un tronçon rectiligne de moins d’un kilomètre. Mais quant on regarde tout ce qui s’y trouve, on ne peut s’empêcher d’avoir le tournis. Avec les nerfs à fleur de peau, en cette période de carême, les rixes et les échanges, à la limite du supportable, deviennent monnaie courante. Dés l’entrée de la ville, un imposant arrêt de fourgon vous interpelle, desservant le village d’Aït Abdelmoumène, avec plus de 100 fourgons clandestins répertoriés, la ligne n’étant pas encore reconnue. Quelques mètres plus loin, c’est l’arrêt des fourgons du village Agouni Bouffal et, juste après, l’arrêt des taxieurs de Mechtras. Quelques mètres plus bas c’est la station de Tighilt Mahmoud. Au beau milieu de la ville, c’est l’arrêt des fourgons reliant la localité à la ville des genets. Plus de 300 fourgons sont recensés. L’arrêt de Berkouka vient achever ce décor d’entassement et d’exiguïté. Ajouter tout cela, le squat des trottoirs par les commerçants, les étalages des marchands ambulants, qui n’ont d’autre alternative pour écouler leur marchandises que d’occuper la chaussée, les stationnements anarchiques et irréguliers qui poussent les piétons à marcher au beau milieu de la route. Un triste décor qui perdure depuis des années. Signalons que pendant les jours du marché bihebdomadaire (lundi et jeudi), la ville étouffe tout simplement. Pour rejoindre la mairie ou la polyclinique, sises à l’autre bout de la ville, il faut être patient et de courageux. Un véritable méli-mélo humain. Une route d’évitement est vivement souhaitée et une présence policière continue, pour faire respecter l’ordre et la loi, est inévitable pour anéantir cette anarchie galopante. Quant au projet de l’amélioration urbaine, il n’est pas encore à l’ordre du jour. Cette situation a toujours été dénoncée par les autorités locales et les comités de villages, mais en vain. Le P/APC, Mr Klalèche avouera : « Le problème de l’anarchie et de l’insécurité me dépasse. Nous avons saisi tous les responsables concernés mais rien n’est fait ».

Hocine T.