La ville de Tadmaït ne déroge pas à la règle des traditions au cours du mois de Ramadhan.
La journée, les gens vont et viennent dans les rues de la ville pour faire leurs emplettes. Ils passent d’un marchand à l’autre, d’une boutique à l’autre. Le marché de fruits et légumes en détail est submergé. On demande le prix par ici, par là. Le plus souvent, les prix ne sont pas affichés et ne diffèrent pas de ceux de Draâ Ben Khedda et de Tizi-Ouzou. C’est comme si tous ces marchands se sont donnés le mot pour accueillir l’acheteur à leur manière. Les autorités laissent faire. La mercuriale les dépasse. Et c’est le consommateur qui paye les pots cassés. Au cinquième jour du Ramadhan, les prix n’ont pas encore connu la moindre baisse. Tant à Tadmaït qu’à Draâ Ben Khedda, le changement d’activités durant ce mois de Ramadhan se fait facilement. A Tadmaït, c’est laissé au bon vouloir des concernés qui passent outre la réglementation en vigueur et ne rencontrent aucune difficulté à le faire. Les rues sont quasiment désertes au moment du ftour qui dure un quart d’heure, tout au plus. Puis, la ville reprend son animation. Les gens s’installent aux terrasses des cafés pour de longues parties de dominos ou de belote. Dans des endroits un peu éloignés, ce sont des jeux de loto qui durent tard dans la nuit. Les enfants aussi ont leur part d’animation. Les jeux vidéo, de play station sont les plus en vue. Les mosquées sont pleines à craquer, notamment au cours de la prière de Tarawih. A l’intérieur des mosquées, toutes les conditions sont là pour mettre à l’aise les fidèles : eau du robinet ou en réserve et climatisation/ventilateurs. Le ministre des Affaires religieuses a donné des instructions aux imams pour alléger les dourousse et ne pas retenir trop longtemps les gens durant la prière de Tarawih, dans toutes les mosquées du pays. Ce qui n’est pas le cas pour le commerce et le contrôle des prix et de la qualité. Les prix sont imposés selon le bon vouloir de ces marchands véreux.
Arous Touil

