Le cri des comités de villages de Tizi-Gheniff, réclamant une ambulance pour la polyclinique, a été enfin entendu. En effet, mercredi dernier, une ambulance flambant neuve a été ainsi remise à cette structure de santé de proximité par la directrice de l’EPSP de Boghni, Mme Mahni, qui a précisé que le véhicule est bien équipé.
L’affectation de cette ambulance a lieu en présence du maire, des élus, des représentants de la société civile et le personnel de cette structure de santé. «Nous avons essayé tout le matériel de cette ambulance neuve que nous a offerte l’an dernier la direction de la santé et de la population de wilaya. Ce véhicule bien équipé est encore neuf parce que nous l’avons bien préservé et contrôlé périodiquement.
C’est un moyen qui servira aux évacuations de malades de la polyclinique vers notamment l’hôpital de Draâ El-Mizan. Ils le seront dans de très bonnes conditions d’autant plus que le matériel est neuf», dira Mme Mahni devant l’assistance. Des essais ont été, en effet, effectués sur ce véhicule et sur le matériel pour démontrer que ce moyen est encore dans un très bon état.
«Nous espérons que l’ambulance sera protégée de toute dégradation parce qu’elle coûte trop cher. Au niveau de notre EPSP, nous avons une ambulance offerte par un bénévole de Boghni. Nous souhaitons que d’autres moyens nous arriveront dans les prochaines années pour satisfaire d’autres structures», soulignera l’intervenante.
De son côté, le maire a remercié la directrice pour avoir doté la polyclinique de ce véhicule tant réclamé, d’autant plus que l’ancien tombait toujours en panne et ne permettait pas des évacuations dans des conditions optimales surtout lorsqu’on sait que des parturientes nécessitent toujours tant de transferts vers Draâ El-Mizan où ailleurs.
Ceci étant la première revendication a été satisfaite, en attendant par exemple la mise en service de l’échographe qui est gardé dans son carton pour manque de radiologue spécialisé qui pourrait le faire fonctionner. «Ce moyen est plus que nécessaire dans une polyclinique comme la nôtre où nous avons une salle d’accouchement. Son utilisation permettra de découvrir si des accouchements étaient difficiles en vue de les orienter vers une clinique spécialisée.
Par ailleurs, nous attendons toujours le remplacement de la radiographie analogique par une autre de type numérique», confiera une source proche de cette structure sanitaire. En définitive, c’est un premier pas qui a été fait en attendant que d’autres moyens suivent. C’est tout de même un grand soulagement aussi bien au sein pour le personnel que pour les citoyens des deux communes (Tizi-Gheniff et M’Kira) et même ceux de la commune voisine Aït Yahia Moussa et ceux de Chabet El Ameur (Boumerdès) qui préfèrent s’y soigner en raison de sa proximité avec ces municipalités.
Amar Ouramdane

