Effectuant une visite de travail et d’inspection dans la commune d’Ouzellaguen, le wali de Béjaia, Ahmed-Hamou Touhami accompagné d’une forte délégation composée d’un sénateur, d’un député et d’élus locaux, a, successivement, dans la matinée d’hier, mis en service une station de pompage d’eau potable en aval du barrage de Tichy-Haff dont vont bénéficier quelque 25 000 habitants de la commune, inspecté à Hellouane un chantier de construction de 130 logements dans le cadre du RHP (résorption de l’habitat précaire) puis a visité à Ighzer Amorkrane une salle omnisport de 1 000 places en voie d’achèvement
Ainsi avec l’inauguration de la station de Maghnoune dans la commune d’Ouzellaguen, Ighzer Amokrane devient la 7e ville sur les 22 du couloir Tichy-Haff Béjaia, après Abkou, Béjaia, Sidi Aich, El-Kseur et Oued Ghir et une partie de Timezrit à être alimentée à partir du barrage de Tichy Haff, D’un montant de 240 milliards de centimes, la réalisation d’un débit de 6912 m3/jour a permis l’alimentation en eau potable de quelque 80%de la population de la commune d’Ouzellaguen dont notamment Ighzer Amorkrane, de Hellouane, de Maghnoune, de Chikhoune et de Tiouririne Haut.
Avant cette réalisation, les populations vivaient le calvaire avec dans le meilleur une plage horaire de seulement 5 heures pour 3 jours, c’est-à-dire moins de 2 heures par jour. Et subitement, ils passent à H24. C’est du jamais vécu dans la commune. Et comme l’eau est encore gérée par la commune et comme les habitants ne sont pas encore habitués à payer les factures, puisque la majorité ne disposent même pas de compteur, il y a fort à parier qu’il y aura beaucoup de gaspillage de cette précieuse matière. Et pour éviter tout désagrément futur, puisque la gestion de l’eau est sur le point de passer entre les mains de l’ADE, qui est impitoyable en ce qui concerne le paiement des factures, le wali a instruit de manière ferme les responsables de l’eau dans la commune à ne donner cette eau que durant 6 à 8 heures par jour seulement, ce qui est, estime-t-on, très confortable et permettra d’éviter les grandes surprises en matière de factures. Le deuxième point de la visite du wali a été le chantier de construction de 130 logements dans le cadre RHP à Hellouane. Là les ouvriers travaillent d’arrache pied et le chantier avance bien. Mais ce qui a provoqué le courroux du premier responsable de la waliya, c’est le non-lancement de 360 autres logements dans le même site. La cause en est d’après les entreprises qu’il n’y a pas d’accès au terrain où sont prévues les constructions. Un comble ! Une demi-journée de travail d’un engin de terrassement aurait suffi, juge-t-on, à ouvrir une voie d’accès pour permettre le passage des camions. Où sont les autorités de communale ? Où sont les élus locaux ? Où est l’OPGI ?, s’est offusqué le wali. Le troisième site qui justifie la sortie du wali à Ouzellaguen est la salle omnisport d’Ighzer Amorkrane.
La ville qui s’enorgueillit de posséder l’une des meilleures équipes de volley-ball puisque celle-ci a, à son actif, deux coupes d’Algérie, mérite bien une salle de 1 000 places qui est en passe d’être achevée. Il ne lui manque que les branchements pour l’eau et l’électricité. Le reproche que le wali a adressé aux concepteurs de la structure est le manque criard d’espaces verts.
En effet, tout n’est que bitume et béton.
B. Mouhoub

