L’Algérie consacre 2,5 % du budget de la santé à la prise en charge thérapeutique de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). Notre pays a connu en moins de 20 ans un essor important dans le traitement de l’IRCT et dans le développement des structures de dialyse de suppléance réparties à travers tout le territoire national, le nombre de centres de dialyse a été multiplié par 50 (150 centres fonctionnels), traitant 6 000 patients.Cette fréquente maladie, frappe chaque année au moins 30 Algériens pour 1 million d’habitants. Théoriquement pour l’année 2005, environ 1 000 nouveaux cas viendront s’ajouter aux 6 000 autres recensés et pour lesquels aujourd’hui il faudrait d’autres services d’épuration rénale, essentiellement des services d’hémodialyse. C’est du moins ce qui ressort de la Journée d’étude organisée hier sur le greffe rénale au ministère de la Santé. Dans ce cadre, l’Algérie consacre entre 2 à 3% du budget de la santé à la prise en charge thérapeutique de l’insuffisance rénale chronique. Le nombre de nouveaux patients arrivant chaque année au stade terminal de leur insuffisance rénale est estimé à 3 000 cas dont 50 et 100 nouveaux cas par million d’habitants.En raison de l’allongement de l’espérance de vie et de l’absence d’une politique de prévention, le nombre de patients qui seront atteints d’insuffisance rénale chronique nécessitant une thérapeutique de substitution dans les 5 prochaines années atteindrait le chiffre de 20 000. Le coût inhérent à la prise en charge thérapeutique en hémodialyse atteindrait 20 milliards de dinars par an.Le nombre de patients touchés par cette maladie ne cesse de croître dans le monde. En 2004 près de 300 000 nouveaux patients ont débuté le traitement d’une insuffisance rénale chronique dans le monde, alors que plus de 2 millions de patients présentant une insuffisance rénale chronique terminale, étaient déjà en cours de traitement.En 2004, 238 opérations de greffe rénale ont été enregistrées à Alger dont 160 à l’hôpital Mustapha Bacha 69 à Constantine et 9 opérations à Blida. Pour cette année 18 opérations de greffe rénale en été enregistrées à Alger dont 11 opérations au CHU Mustapha, 5 à Constantine et 2 à Blida.A la fin de l’année 2004, il a été enregistré plus de 8 000 patients traités par les différentes techniques de suppléance de la fonction rénale.En effet, le taux national des postes d’hémodialyse est de 46 par million d’habitants, avec une inégale répartition entre le Nord et le Sud (90% du parc est situé au Nord), et l’Algérie produit et conditionne la quasi-totalité du consommable de dialyse.Une réactivation du programme national de transplantation rénale est nécessaire, avec comme objectif la réalisation de 120 greffes par ans en 2006, soit 4 transplantations rénales par million d’habitants.Par ailleurs, la prévention de l’insuffisance rénale chronique intervient à plusieurs niveaux à savoir celui d’éviter la survenue d’une maladie rénale, de dépister précocement la maladie rénale pour éviter l’apparition de l’insuffisance rénale et reconnaître à l’avance l’insuffisance rénale pour éviter son aggravation.Les études montrent que 10% des insuffisances rénales chroniques pourraient être évitées et que 30% d’entre elles pourraient être retardées sous réserve d’une détection préalable et d’une prise en charge adaptée.
B. Nawel
