Apparemment, la rentrée scolaire 2005-2006 a viré au cauchemar pour la plupart des parents d’élèves. Mécontentement, colère, interrogations sont effectivement des sentiments et signes qui ne trompent pas. Accablés par les énormes dépenses de la prérentrée, voilà que ces jours-ci d’autres frais, cette fois-ci plus coûteux, viennent saler l’addition en se rajoutant à ceux des fournitures scolaires, des vêtements et des chaussures, frais d’inscription et de transport. En effet, le livre scolaire dont chaque écolier, collégien, lycéen doit se munir, exige un ultime recours au porte-monnaie et aux dernières économies. D’où la peur, le stress qui gagnent de plus en plus de pères de famille. Des prix tels que 3 500 DA, 1950 DA ou 950 DA sont plus qu’exorbitants pour des parents ayant plusieurs enfants scolarisés à charge. Ceci dit, certains auront à débourser jusqu’à 10 000 DA rien que dans l’achat de livres scolaires, en revanche, pour d’autres, comme Chérif, père de famille, cinq enfants scolarisés, dont trois au lycée dira : “Il m’est impossible d’acquérir ces livres cette année, quoique j’ai pu me les procurer l’année précédente dans le cadre de l’opération de location, supprimée, je ne sais pas pourquoi, cette année. Et avec les 3 000 DA que je perçois dans le cadre de l’emploi “filet social” ils sont insignifiants, je compte sur la prime des “2 000 DA” attribué aux démunis, pour acheter au moins quelques livres indispensables mais malheureusement, elle tarde à venir.” Par ailleurs, même si les responsables du secteur de l’éducation ont mis fin pour la première fois à la pénurie du livre scolaire, mais entretemps, des contre-mesures visant à supprimer pour cette année la location, ont mis en difficultés beaucoup de parents aux revenus très bas, quoique la cherté du livre cette année a eu des répercussions, même sur les familles aisées et moyennes. Toutefois, un terrain d’entente doit être trouvé pour les enseignants et les établissements d’un côté, et les parents d’élèves de l’autre, puisqu’il est inconcevable qu’un élève soit renvoyé parce qu”’il ne dispose pas de livres scolaires et ce, dans un pays qui prône la gratuité de l’école et puis, il est impératif de revoir les prix de ces livres qui ne sont nullement à la portée de tous.
Djamel M.
