C’est un rassemblement d’une vingtaine de familles et notamment des femmes, appartenant à l’Organisation nationale des victimes du terrorisme et ayants droit qui s’est tenu hier matin devant le siège du cabinet du wali pour exiger des autorités la régularisation de leurs pensions qui ne leur ont pas été versées depuis près de trois mois, selon les dires de certains contestataires. Une situation qu’ils qualifient de calvaire surtout avec la rentrée sociale, la rentrée scolaire et l’approche du moins sacré du Ramadhan. Les familles venues des quatre coins de la wilaya déplorent à l’unanimité le manque de moyens mis à leur disposition d’autant plus que cette organisation ne possède toujours pas de local au chef-lieu de wilaya où elles peuvent se réunir. La raison de ce rassemblement est justifiée également par la non-revalorisation des pensions qui auraient dû être augmentées. Selon M. Hadjar, chargé de l’organique de cette structure, “le Journal officiel d’avril 2004 fait état d’une augmentation des pensions des familles victimes du terrorisme et ayants droit, mais cette revalorisation est appliquée dans l’ensemble des wilayas du pays, sauf à Bouira. Nous avons été voir le DAL avec une copie du Journal officiel mais ce dernier nous a déclaré que tant qu’il n’avait pas reçu de circulaire d’application, il ne pouvait rien faire”. Par ailleurs, le premier magistrat de la wilaya a invité la délégation de protestataires à venir dans son bureau, mais ces derniers ont refusé en prétextant que le wali a été destinataire d’une demande d’audience depuis près de quatre mois sans aucune suite. “On ne demande pas la charité, mais uniquement un minimum de dignité” C’est sur cette phrase ô combien chargée de sens que ces familles victimes du terrorisme se rendront aujourdh’ui au rendez-vous électoral pour se prononcer sur le projet de paix et de réconciliation nationale.
Hafidh B.
