Tizi-Gheniff Projet 50 des LSP – Les acquéreurs s’impatientent

Les acquéreurs des 50 logements sociaux participatifs, dont le promoteur n’est autre que l’Agence foncière de Boghni sont

las d’attendre.

Sept d’entre eux ont préféré occuper ces habitations qu’ils ont complètement réglées financièrement. « Nous sommes passés à l’action car c’est le même son de cloche que nous font entendre les responsables de l’agence. Attendre la réalisation des VRD et autres ! », nous a déclaré l’un de ces occupants. « On ne peut plus attendre. C’est un projet lancé en janvier 2006 pour lequel les délais de réalisation étaient fixés à vingt-deux mois. Ils ont pris plus de trois ans de retard. Nous allons attendre jusqu’à quand ? », s’est interrogé un second intervenant. Bien que ces logements ne soient alimentés ni en électricité ni en gaz, ces acquéreurs n’ont pas d’autres solutions. « J’ai loué un logement à huit mille dinars par mois depuis maintenant presque cinq ans. Faites les calculs. Si je continue à attendre, je serais obligé de signer un autre contrat pour deux ans », nous dira un autre occupant. Pourtant, dans un document de l’antenne de Boghni, dans le cadre de livraison des projets, il était écrit que ces 50 LSP de Tizi-Gheniff seront livrés en décembre 2009. Même les habitants des 104 logements de Draâ El-Mizan qui n’ont pas cessé eux non plus, de mener action sur action en allant jusqu’à occuper le siège de cette antenne dernièrement, ont fait la même chose. Et la situation pour ce projet est plus compliquée quand on voit tous les manques sur le terrain. « Consentir des sacrifices énormes pour avoir un toit est devenu un véritable calvaire », nous a dit un acquéreur prêt à vivre sans électricité mieux que les incessants ses déménagements depuis des années. Et dans le même document, on peut lire que tous les logements, c’est-à-dire les 104, allaient être livrés à leurs acquéreurs, au plus tard en novembre 2009. Il n’en est rien. Au rythme où sont menées les opérations des aménagements extérieurs, les acquéreurs devraient encore prendre leur mal en patience.

Amar Ouramdane