A peine le mois de Ramadhan, puis la fête de l’Aid El Fitr passés, voilà la rentrée scolaire qui pointe son nez. Prévue dans quelques jours, la rentrée scolaire est pour beaucoup de parents synonyme de dépenses supplémentaires. Des dépenses souvent coûteuses qui viendront mettre à mal le porte-monnaie des chefs de famille, ou du moins ce qui y reste. Déjà asphyxié par les dépenses du mois sacré et des achats de la fête de l’Aid, le budget des familles réduit comme une peau de chagrin, va encore une fois subir une saignée, et pas des moindres. Car la rentrée scolaire, cet événement que redoutent les pères de famille, notamment ceux aux revenus moyens et ayant beaucoup d’enfants à charge, même en temps normal, exige un budget conséquent. Celui-ci couvre le plus souvent les différents achats en vêtements, tabliers, livres et autres fournitures scolaires. Des articles qui sont généralement cédés à des prix plus au moins coûteux, hors de la portée des ménages. Si l’on se réfère aux seuls prix de tabliers affichés il y a quelques jours et ceux proposés cette semaine, il y a de quoi donner le tournis. En effet, un tablier qui coûtait à peine 400 da il y a de cela peu est passé à 800 da, soit une augmentation de près de 50%. Et si l’on a 3 ou 4 enfants scolarisés à habiller, l’addition sera encore plus conséquente et plus salée. Les vêtements, même si bon nombre de pères de famille venaient à peine d’en acheter à leurs progénitures à l’occasion de l’Aid, une aubaine pour beaucoup de ne pas en racheter, engloutissent à vrai dire le gros du budget alloué à la rentrée. Pour certains, plus question d’aller dans les boutiques et autres vitrines, où le moindre article (t-shirt, jean) coûterait plus de 1000 da. Et ce sont le plus souvent les marchés hebdomadaires, où se côtoient les articles de la friperie et les produits aux rabais, qui sont les plus prisés par les chefs de famille. Au niveau de ces marchés, les maigres bourses peuvent se permettre des articles pas trop chers, peu importe leur qualité ou leur provenance. D’ailleurs, le vendredi et samedi derniers, jours du marché hebdomadaire de la ville de Bouira, une affluence record a été enregistrée. Et pour clore la longue liste des achats liés à la rentrée scolaire, viennent enfin les fournitures scolaires et les livres. Et si l’on additionne tous ces achats, cela coûterait les yeux de la tête, et mettrait à sec le plus aisé parmi les parents. Mais comment font donc les parents pour faire face à ces grosses dépenses de la rentrée ? Si certains puisent dans leurs dernières économies, d’autres et ils sont de plus en plus nombreux, ont recours à l’emprunt et à la débrouillardise. Ceci dit, une partie non négligeable de chefs de famille vivent que des aides des pouvoirs publics. A ce titre, les opérations du trousseau scolaire, du livre gratuit et autres primes de scolarité constituent une bouffée d’oxygène pour des milliers de parents d’élèves.
D. M.

