Draâ El Mizan Elle connaît des extensions et des rénovations constrantes – La station d'épuration prend forme

On nous a expliqué qu’il ne s’agit pas seulement d’une extension, mais elle va bénéficier d’équipements sophistiqués qui lui

permettront de remplir pleinement son rôle de traitement des eaux usées.

Depuis des mois, la station d’épuration, située au lieudit Barbarou sur la RN 25, est en rénovation constante. Si à sa réalisation, elle n’a été pourvue que de bacs de décantation, aujourd’hui, selon une source proche de l’ONA local, elle est en train de devenir une station d’épuration à part entière. On nous a expliqué qu’il ne s’agit pas seulement d’une extension, mais elle va bénéficier d’équipements sophistiqués qui lui permettront de remplir pleinement son rôle de traitement des eaux usées. Concernant tous les réseaux d’assainissement de la ville, ils sont raccordés à cette station et, par ricochet, il n’en restait aucun qui pourrait déverser ses eaux à l’Oued ou encore aux autres cours d’eau limitrophes. Il faut rappeler que, par le passé les habitants de plusieurs villages tels Maâmar, Tafoughalt, Ait Yahia Moussa, qui s’alimentaient en eau potable des puits situés à proximité de l’Oued qui longe la RN 25 en arrivant jusqu’à Tléta, avaient de tout temps réclamé un tel projet afin d’éviter la pollution de cette importante rivière et aussi d’éviter les maladies à transmission hydrique. La rénovation de cette station a deux objectifs essentiels, il s’agit en premier lieu d’empêcher que la rivière soit polluée et de préserver la nappe phréatique. Quant au deuxième objectif, il rentre aussi dans la lutte contre la prolifération de la leishmaniose, dont ce lieu est un foyer favorisant. Si cette restauration et cette rénovation coûtent cher, les responsables du secteur pensent à la manière de la rentabiliser. « Les eaux usées traitées peuvent être utilisées pour l’irrigation, d’autant plus qu’on se trouve dans une zone agricole. Et puis, les résidus récupérés dans les bacs pourraient, eux aussi, être utilisés comme engrais après leur traitement. Il faut juste trouver un partenaire avec lequel il faut composer. Cette station pourrait donc être gérée par une entreprise privée », tel est l’avis d’un ingénieur hydraulique, spécialisé dans ce domaine précis. Notons, par ailleurs, qu’à la veille des pluies automnales, les services de l’ONA sont à pied d’œuvre, dans toutes les communes de la région, s’employant à déboucher les avaloirs et procédant au curetage des bouches d’égout.

Amar Ouramdane