Neuf mille soixante deux (9062) enseignants vacataires ont fait l’objet d’un recrutement sur poste au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, c’est ce qu’a déclaré le directeur local de l’éducation, M. Khaldi Nourdine, au cours d’une conférence de presse animée, hier, au sein du siège de la direction.
Le directeur, qui s’est penché sur les conditions au niveau des établissements, au lendemain de la rentrée scolaire, dira qu’en plus de ces 9062 enseignants vacataires de la wilaya ayant bénéficié de cette mesure de recrutement sur poste, plus de 40 600 situations d’arriérés de salaires ont été régularisées. Il s’agirait, selon le même responsable, de « plus de 20 années d’arriérés de salaires mises à niveau et régularisées, ce qui a coûté à son département pas moins de 183 millions de centimes », affirmant que toutes les situations ont, de ce fait, été réglées pour « permettre que cette nouvelle année scolaire 2011/2012, se déroule dans de très bonnes conditions, loin de toute perturbation qui risque de pénaliser les élèves ». Ainsi, et au deuxième jour de la rentrée des classes, le directeur de l’éducation, qui se voulait rassurant, a tenu à préciser que cette année, il s’agit de « la meilleure rentrée scolaire enregistrée, étant donné qu’aucun problème n’a été laissé en suspens. L’encadrement est assuré les moyens matériaux et pédagogiques aussi », il rappellera, par la même occasion, que son secteur a vu l’ouverture de cinq écoles moyennes, mais aussi « la couverture en cantines scolaires qui a atteint plus de 96%. Avec les dix nouvelles cantines mises en service cette année, et les 33 autres en cours de réalisation ».
“Le manque de laboratoires informatiques est relevé”
Par ailleurs, M. Khaldi Nourdine fera part du problème du manque en moyens pédagogiques au niveau des lycées permettant aux professeurs d’informatique d’assurer leurs cours. En effet, d’après le même responsable, sur les 172 établissements existant à Tizi-Ouzou, ils ne sont pas plus de trente trois (33) à posséder un laboratoire d’informatique équipé et pouvant recevoir les élèves dans de bonnes conditions. Ce problème, déclare le conférencier, « n’est pas à imputer à la direction de l’éducation, qui fait face à ce manque en moyens informatiques depuis la programmation de cette matière au niveau des lycées ». Il serait, selon le même responsable, dû au fait que « le ministère de l’Education n’a pas prévu les moyens qui vont avec l’enseignement de l’informatique. Chose qui fait que le plus grand nombre de lycées ne peuvent recevoir les élèves ». Côté solidarité et citant la disponibilité des manuels scolaires au niveau des écoles, le premier responsable du secteur de l’éducation, qui se voulait rassurant, dira que « le livre scolaire est disponible dans tous les établissements dès le premier jours de la rentrée des classes ». Il dira, par ailleurs, que le nombre total de livres distribués aux établissements a atteint les 1,6 million d’unités, donc les ouvrages sont disponibles pour tous les élèves tout secteurs confondus, tout en rappelant que les élèves de la première année préscolaire et de la première année primaire auront droit à un lot de livres distribués gratuitement. Une chose qui reste difficile à vérifier, au deuxième jour de la rentrée scolaire. Pour ce qui est de la prime de trois mille (3000) dinars, elle concernera, selon le directeur de l’éducation de Tizi-Ouzou, 105 000 élèves qui ouvrent droit à cette prime d’aide, le montant global est estimé à quelque 315 millions de dinars. L’enseignement de la langue amazigh a, par ailleurs, connu « des avancées remarquables à Tizi-Ouzou », c’est du moins ce qu’a déclaré le responsable du secteur au cours de la même conférence de presse. Selon lui, cette année, le nombre de postes d’enseignants de la langue amazighe est en hausse. A la fin de la rencontre qui a eu lieu avec les journalistes, le directeur de l’éducation n’a pas omis de signaler que l’objectif de son département, cette année, « est toujours le même, c’est-à-dire de maintenir cette première place, au niveau national, qu’elle a acquise, notamment en ce qui concerne l’examen du baccalauréat ».
T. Ch.
