Saharidj, commune montagneuse aux hivers rudes et froids, risque de ne pas avoir son gaz de ville pour cet hiver, et pour cause le rythme des travaux est très lent. Le délai, donné par le wali lors da sa dernière visite dans la commune, s’en trouve visiblement compromis si aucune mesure pour relancer la cadence du chantier n’est envisagée, cela au grand dam de la population locale qui se voit, dores et déjà contrainte à penser à se prémunir du froid en choisissant entre les deux options possibles, le gaz butane et le bois de chauffage. Si le bois est préférable, pour la qualité de son un chauffage, son prix, hors de portée des petites bourses, place le butane comme seul solution, en dépit de tous les aléas liés à sa disponibilité et à ses risques qui ont endeuillé des familles entières. L’entreprise de réalisation, si elle peut justifier certains arrêts par les contraintes rencontrées sur le terrain, relatives en particulier aux oppositions de certains riverains propriétaires de terrains, ne peut expliquer l’actuelle lenteur visible par les plus indifférents des citoyens. Par ailleurs, l’apparition des premières pluies font peser la menace de transformer le centre-ville, déjà labouré dans tous les sens par les travaux en cours, en véritable bourbier, ce qui ne serait pas sans conséquences sur la mobilité piétonnière et automobile et sur l’avancement même du projet ainsi que sur les réseaux d’évacuation des eaux pluviales. « Avec ce qui reste à réaliser sur le réseau du distribution, l’installation non encore entamée dans certains quartiers des boites à compteurs, il est fort à parier que la population doit se passer du gaz pour cet hiver, d’autant plus que les installations domestiques ne sont pas encore entreprises par les abonnés qui appréhendent beaucoup les frais que cela doit leur occasionner », nous dit un citoyen.
Mohand Meghellet
