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MEA CULPA - Il avait appelé à «jeter le drapeau algérien dans la poubelle»

Ferhat M’heni s’excuse

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à travers une nouvelle vidéo diffusée sur Youtube mercredi dernier, Ferhat M’Heni est revenu sur sa déclaration de la veille lorsqu’il appelait les manifestants en Algérie à jeter le drapeau algérien dans la poubelle : «J’ai remarqué qu’un tollé s’est soulevé sur un propos qui m’a échappé, inconsciemment (…) quand j’ai dit sans le vouloir qu’on devrait jeter le drapeau algérien à la poubelle.

Jamais une telle idée ne m’a traversé l’esprit. Mais le propos a été lâché. Tout le monde peut se tromper. Il n’existe d’individu infaillible (…) sauf celui qui ne fait rien. Je ne voulais aucunement être injuste avec personne. Si dépassement il y a eu, ce n’était pas volontaire. Ce fut par mégarde. A ceux qui croient en le drapeau algérien, je présente mes excuses.

Ce n’est pas dans mes intentions d’insulter quiconque (…) C’est pour ce drapeau algérien que mon père a donné sa vie, deux de mes cousins aussi. Dans mon village, 50 martyrs sont tombés au champ d’honneur le même jour, un certain 24 juin 1957. Partant de là, je ne peux qu’avoir du respect pour cet emblème et pour tout autre, quel qu’il soit (…)», dit en substance Ferhat M’Heni.

Pour rappel, en fin de semaine dernière, le militant indépendantiste kabyle en a choqué plus d’un, en postant sur la toile une vidéo à travers laquelle il appelait les manifestants contre le système en Algérie à parader avec l’emblème amazigh ou celui de son mouvement et à jeter l’emblème algérien à la poubelle.

Des déclarations qui ont été aussitôt relayées, accompagnées d’une large indignation des internautes face à un tel dérapage, aussi inattendu qu’incompréhensible, d’un leader prônant la liberté et le respect des minorités. Une position que même ses proches n’ont pas comprise sachant que lui-même (Ferhat) est fils de Chahid ayant donné sa vie pour ce drapeau, comme il le rappelle d’ailleurs dans cette dernière vidéo. Cela dit, Ferhat, après celle de la toile, il a eu une autre réponse cinglante de la rue qui s’est orné chichement et ostentatoirement de drapeaux algérien et amazigh.

Amar A.