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Le Cnapeste menace d’un débrayage

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Rien ne va plus dans le secteur de l’éducation nationale. La première responsable du secteur devra faire face, dans les prochains jours, à une nouvelle protestation.

L’intersyndicale du secteur, qui regroupe six syndicats autonomes (Cela, Cnapeste, Satef, Snte, Snapest, Unpef), s’est réunie hier au siège national de l’Unpef, pour décider de la suite à donner à son mouvement de protestation, entamé le 21 janvier dernier. La réunion s’est prolongée jusqu’à la fin de la journée.

Néanmoins, le conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) a très tôt donné le ton, brandissant la menace d’une grève, en concertation avec l’intersyndicale de l’éducation. «Devant les dangers qui menacent les acquis les travailleurs du secteur, et l’absence d’un dialogue sérieux, le Cnapeste a décidé d’entreprendre un mouvement de grève, dans le cadre de l’intersyndicale», lit-on dans un communiqué rendu public.

Une décision entérinée lors de son conseil national tenue en session extraordinaire. «Cette décision a été prise suite à l’assemblée extraordinaire tenue hier, en la présence des représentants de 40 wilayas», ajoute la même source.

Les initiateurs de cette nouvelle action de contestation entendent protester contre «les agissements de la tutelle qui continue à ignorer les abus et les dépassements commis à l’encontre de plusieurs enseignants, notamment à Guelma, Relizane et Alger-Centre». Le chargé de communication du syndicat dénonce également «le refus d’octroi d’autorisations pour la tenue d’assemblées au niveau des wilayas».

Le syndicaliste conteste également la prise de décisions du ministère de tutelle «d’une manière unilatérale sur plusieurs questions sans consultation des partenaires sociaux». Le Cnapeste reproche au département de Nouria Benghabrit de «renforcer le pouvoir administratif au détriment de l’activité pédagogique». Rappelons, toutefois, que la coalition avait décidé de se retirer collectivement de la charte d’éthique du secteur, signée conjointement avec leur ministère de tutelle en novembre 2015.

Ces formations syndicales avaient également décidé de boycotter toutes les activités et toutes les réunions officielles organisées par la tutelle au niveau national et local. Ces syndicats dénoncent également «le mode de gouvernance de la tutelle qui n’a pas respecté ses engagements concernant le statut particulier et les œuvres sociales des travailleurs du secteur».

L. O. CH.