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PRÉSIDENTIELLE 2019 - Des manifestants dans la rue à Alger, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira…

Marches hier dans le calme

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Des marches dans le calme ont eu lieu, hier, à Alger et à travers des villes de Kabylie notamment pour réclamer un changement pacifique.

Suite à des appels anonymes lancés sur les réseaux sociaux, des manifestants ont en effet organisé des marches et rassemblements pacifiques dans plusieurs chefs-lieux des wilayas de Kabylie. Ainsi des citoyens ont arpenté les rues des villes d’Alger, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Bouira et Boumerdès notamment, pour réclamer un changement pacifique et leur désapprobation de l’option du cinquième mandat.

A Tizi-Ouzou ville, à la fin de la prière de vendredi des groupes se sont convergés vers la montée de l’université s’est ébranlé une procession arborant l’emblème national et entonnant des slogans politiques hostile au pouvoir. La marche, qui a emprunté la rue Ahmed Lamali puis la rue Abane Ramdane, s’est déroulée dans une ambiance animée, mais dépassement à signaler. Un dispositif sécuritaire discret a et même quelques policiers en tenue ont suivi sans avoir à intervenir les marcheurs. Parallèlement à cette marche au centre-ville de Tizi-Ouzou, la journée d’hier a également été marquée par la première sortie publique du FFS dans le cadre de sa précampagne pour «un boycott actif» de l’élection. Un meeting a été animé dans la matinée par Ali Laskri à Béni-Yenni, alors qu’un autre membre de l’instance présidentielle du parti, Brahim Meziani en l’occurrence, sera lui aujourd’hui à Bouzeguène.

Dans la capitale, une marche tolérée a eu lieu depuis la place du 1er mai vers la rue Hassiba Ben Bouali, à la fin de la prière du vendredi. Deux autres manifestations similaires ont lieu simultanément à Bab El-Oued et au boulevard Larbi Ben M’hidi. Les marcheurs ont battu le pavé dans le calme, encadrés par un imposant dispositif sécuritaire.

A Béjaïa, des manifestants, tous âges confondus, ont également défilé, hier en début d’après-midi, dans les rues du chef-lieu de wilaya, pour réclamer du «changement». Organisés en plusieurs carrés, les manifestants ont démarré de la Maison de la culture et sont allés jusqu’au siège de la wilaya. Lors de cette marche, plusieurs manifestants étaient drapés des couleurs nationales, alors que d’autres agitaient des drapeaux amazighs. Même tentaculaire, la marche s’est déroulée dans le calme et aucun dépassement n’a été enregistré, bien qu’aucun dispositif particulier n’ait été mis en place. La veille, soit dans la matinée d’avant-hier, deux marches populaires ont été aussi organisées à Tichy et Amizour. Dans les deux villes, aucun incident ou dépassement n’a émaillé les deux marches. C’est dire que les manifestants ont désormais compris que les actes de saccages ne profitent à personne.

A Bouira, c’est à Raffour que la première manifestation a eu lieu vers 10 heures, consistant en une marche vers le chef-lieu communal de M’Chedallah. En même temps, des citoyens d’Ahnif ont tenu à battre le pavé sur la RN05 jusqu’au carrefour de la Gare. Les manifestants réclamaient également un changement pacifique et une transition politique. A Bechloul, la RN05, toujours, a été le théâtre d’une sortie dans la rue dans le calme. A la Gare Aomar, même topo. L’après-midi a vu plusieurs autres localités de la wilaya de Bouira prendre part à ces manifestations comme ce fut le cas à El Esnam. Toutes ces manifestations se sont déroulées dans le calme. Après la prière du vendredi, c’est le chef-lieu de wilaya qui a connu aussi une marche à travers ses artères. Plusieurs processions ont été enregistrées allant de la vieille ville de Bouira vers l’esplanade de la Maison de la Culture, en passant par l’Ecotec.

Synthèse de M. A. T, F. A. B et H. B.