Belayel, que la majestueuse montagne d’Adni surplombe, est le deuxième village le plus peuplé de la commune d’Ighil Ali, après le chef-lieu municipal.
Avec une population qui avoisine les 1 500 âmes, ce patelin enregistre une ribambelle de carences que ses habitants déplorent vivement. Parmi celles-ci, l’eau potable.
En effet, cette ressource demeure l’un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés les habitants de ce patelin, très connu pour ses fameuses salines, qui, malgré les temps modernes et la fabrication industrielle du sel de table, continuent à fonctionner durant l’été, comme jadis.
Pour revenir à l’eau potable, celle-ci est rare sur le réseau de distribution du village, sachant que seule une source d’eau captée alimente les foyers, mais sans arriver à satisfaire la demande, de plus en plus en hausse sur cette denrée vitale. L’APC, pour tenter de réduire un peu le stress hydrique, alimente via des citernes la bourgade, mais l’insuffisance, constatent les habitants, est toujours là.
«Seul le raccordement aux eaux du barrage de Tichy Haf pourrait remédier à cette situation», lance un responsable de l’exécutif communal d’Ighil Ali. Et pour remonter le déficit, les villageois recourent aux services des colporteurs d’eau, pour 1 000 à 1 200 DA le remplissage d’une citerne ! L’autre problème a trait à l’état de vétusté dans lequel se trouve le chemin qui mène vers ce village, long de 15 km et faisant jonction avec la RN16.
D’après des sources locales, cette voie n’a connu aucune réhabilitation depuis… 1965 ! Actuellement, le tronçon est en proie aux trous, aux crevasses et autres ornières lesquels mettent à rude épreuve les usagers de la route. Le secteur de l’éducation, pour sa part, pâtit du problème du transport scolaire. Les collégiens habitant ce village sont contraints de faire un trajet de près de 50 km chaque jour ouvrable entre leur patelin et le CEM, situé au chef-lieu d’Ighil Ali.
Beaucoup d’élèves, avance-t-on localement, ont délaissé leurs études à cause de l’éloignement et du problème de transport. A cet effet, les habitants réclament la réalisation d’un CEM au niveau du village «qui, en plus de permettre aux collégiens de ce patelin d’y suivre leurs études, pourra aussi accueillir les élèves des bourgades voisines, comme Ath Serradj et Tiniri», estime-t-on.
Syphax Y.

