APC d’Afir – Bras de fer entre le maire et le wali

Un bras de fer s’est engagé ces derniers jours entre le P/APC d’Afir, Sofiane Oumelal, d’obédience RCD, et le wali de Boumerdès, Yahia Yahiaten.

Le conflit est né suite au refus de l’élu de cette localité balnéaire de l’extrême Est de Boumerdès de recevoir le wali, en visite de travail, mercredi dernier, à travers la daïra de Dellys.

À Afir, M. Yahiaten devait visiter une salle de soins réaménagée par l’APC, mais le maire a refusé de le recevoir.

De son côté, le wali n’a pas autorisé le P/APC à rejoindre le cabinet de wilaya avant-hier, ce qui est interprété comme une «revanche non constructive» pour l’avenir de la région. Le maire d’Afir, M. Sofiane Oumelal, a dit «regretter» la réaction du wali et a expliqué les raisons de son refus de le recevoir : «Notre commune est pauvre et ne survit que grâce aux aides de l’État dans le cadre notamment des PCD et PSD. Elle a besoin de projets de développement et non de visites protocolaires qui n’apportent rien à notre population. En plus, le wali a décidé de visiter une salle de soin dont les travaux de réaménagement sont assurés par l’APC. Nous avons donc considéré que cette visite est beaucoup plus politique qu’autre chose», s’est-il défendu.

Le maire ajoutera : «On ne m’a informé de la visite du wali que la veille et ce n’est pas normal, je suis un élu responsable de ma commune et je dois savoir tous ce qui s’y passe. Je suis au service du peuple et non des responsables».

La commune d’Afir, sans ressources, est confrontée à plusieurs carences. La crise d’eau potable est loin d’être réglée malgré les efforts déployés par l’APC. Le maire avait déclaré lors de la présentation du bilan annuel que l’APC avec son budget qui ne dépasse pas les 6 milliards et ne peut donc pas résoudre et prendre en charge les problèmes liés à l’eau.

Le dossier du logement est loin de répondre non plus aux demandes des citoyens. Aucun programme de logements n’est en effet inscrit au profit de cette commune. Même pour le logement rural, la commune est mal lotie et rares sont les villageois qui parviennent à réaliser leurs maisons en raison des lourdeurs administratives et autres embûches bureaucratiques.

Les supposées «fausses inscriptions du foncier» au niveau des services des domaines auraient d’ailleurs provoqué la colère des citoyens, dont certains auraient eu recours à la justice pour régler leurs différends. Il a fallu intervenir au des administrations supérieures, notamment dit-on, du ministère des Finances, pour résoudre ce problème qui touche des centaines de citoyens.

Youcef Z.