De l’avis des villageois de la commune d’Amalou, la distribution de l’eau potable laisse à désirer. Contacté, Fouad Haddad, le P/APC, a confirmé cet état de fait : «Les foyers sont alimentés tous les deux jours, pendant deux heures en moyenne. » D’ailleurs, le transfert, il y a plus d’une année, de la gestion de l’eau au profit de l’Algérienne des eaux (ADE) n’a apporté aucune amélioration tangible, a-t-on révélé.
«En dépit de son professionnalisme et de son expertise avérée, l’ADE manque de ressources humaines pour pouvoir relever le défi, celui de promouvoir un service public de qualité», a-t-on souligné. Il est utile de préciser que depuis qu’Amalou est alimentée par l’eau du barrage Tichy Haf, elle partage la même chaîne d’adduction avec les communes de Bouhamza et Beni Maouche. Une contrainte de taille, qui rend hypothétique toute perspective de voir la desserte d’eau potable s’améliorer.
«Même le réseau de distribution actuellement en fonction est très vétuste. Un nouveau réseau est pourtant réalisé, mais sa mise en service tarde à se faire. Nos multiples réclamations n’ont donné aucun résultat», a déploré le maire. Des villageois de Taddart Ouadda et Ighil N’tala ont, pour leur part, assuré que toutes les localités sont soumises au même régime de disette hydrique, découlant d’un sévère rationnement. Une situation qui les oblige à opter pour le système D, afin de se tirer d’affaire.
«En plus du fait que la quantité servie soit insuffisante, l’eau du barrage de Tichy Haf n’est utilisée que pour la lessive et la vaisselle. Pour étancher notre soif, on achète de l’eau de source, auprès des vendeurs ambulants. L’approvisionnement au niveau des points d’eau privés et de certaines fontaines publiques est aussi de mise», a témoigné un citoyen de Taddart Ouadda.
N. M.

