Des oppositions freinent le projet

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Le projet d’adduction de l’eau du barrage Tichy Haf, pour alimenter Akfadou et les communes limitrophes, achoppe sur les oppositions de propriétaires terriens. «La réalisation de la conduite d’adduction bute sur des oppositions dans plusieurs communes, telles que Souk Oufella, Tibane et Akfadou.

Des concertations sont en cours pour trouver un terrain d’entente qui permettra de relancer les travaux qui accusent un retard considérable», dira un élu à l’APC de Tibane. Pour sa part, le maire d’Akfadou a indiqué : «Le taux d’avancement de ce projet dans sa commune a atteint 95%.

Outre la construction d’un réservoir intercommunal dont les travaux sont en cours, il reste l’installation des stations de pompage». Le retard accusé par le transfert de l’eau de Tichy Haf, relève-t-on, pénalise la population d’Akfadou, laquelle est astreinte à longueur d’année à un rationnement sévère. «Nos villages sont alimentés par gravitation, à partir de captage de sources.

Néanmoins, le volume de la ressource mobilisée est en-deçà des besoins de la population», confie le maire. Une information du reste corroborée par des citoyens de Tiniri, le chef-lieu communal. «L’alimentation est irrégulière et surtout insuffisante», atteste-t-on. Un habitant de la même localité confesse endurer la pénurie été comme hiver. «Nous sommes alimentés par intermittence avec une pression qui laisse à désirer.

Les familles qui occupent les logements sociaux sont obligées de faire la corvée, car l’eau n’arrive que rarement aux étages supérieurs des immeubles», témoigne-t-il. Un autre citoyen du village Imaghdassen plaide pour une prise en charge rapide des contraintes empêchant l’achèvement du transfert de Tichy Haf, afin de délivrer la population du supplice liée à cette pénurie d’eau. «Nous endurons un calvaire insoutenable et prolongé. L’arrivée de l’eau du barrage sera une véritable résurrection», dira-t-il.

N Maouche

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