S’il est vrai que des structures de jeunes ont été réalisées aussi bien au chef-lieu communal de M’Kira que dans les villages, leur mise en service n’a pas toujours suivi. Non exploitées, certaines sont carrément en état de dégradation avance.
C’est le cas du foyer de jeunes et de la bibliothèque communale du chef-lieu ( Tighilt Bougueni) et des foyers de jeunes des villages Taka, Bouhadj, Imaândène et Ath Messaoud et autres. En dépit des démarches entreprises par les jeunes en vue l’ouverture ou de la réouverture de ces structures, celles-ci gardent portes closes, notamment à cause du manque de personnel.
«C’est vrai, nous avons des foyers de jeunes. Cependant, l’APC n’a pas de personnel qualifié pour les faire fonctionner. C’est dire que, normalement, une fois réalisées, ces structures devraient être mises sous la tutelle de la direction de la jeunesse et des sports ou de la culture. Quelquefois, des associations se proposent pour les occuper temporairement.
Ce qui est bien entendu loin d’être une solution. Nous appelons les responsables concernés à trouver de vraies solutions à ces structures qui risquent de se dégrader fortement, sachant qu’aucun gardien n’a été affecté pour leur entretien», a confié une source proche de l’APC.
Abordant le cas du foyer de jeunes du chef-lieu, un membre d’une association locale souligne : «C’était un foyer qui nous a rendu beaucoup de services durant des années. Notre association avait même lancé des formations en couture et en informatique. Malheureusement, à cause du manque de sécurité, le local a été volé à deux reprises. Et, aujourd’hui, il est carrément à l’abandon.
Faute de gardiennage, il risque de se transformer en lieu de rencontre pour les noctambules». A noter que la bibliothèque fermée depuis des années est équipée et dotée de climatisation : «Elle a ouvert ses portes quelques depuis mois avant de les fermer. On ne sait d’ailleurs pas pourquoi. Peut-être parce qu’il n’y avait personne pour la faire fonctionner…
Pourtant, elle était devenue, en très peu de temps, un point de chute des jeunes du chef-lieu et des villages environnants», dira un riverain. En attendant que les autorités concernées se penchent sur ce dossier, ces infrastructures à l’abandon se dégradent à grande une vitesse. Au niveau local, l’on se demande pourquoi tant d’argent a été dépensé pour garder closes des équipements publics censés accompagner les jeunes, en proie aux maux sociaux.
A. O.

