C’est la première fois depuis plusieurs mois que les habitants de la région ont connu une nuit aussi fraîche que celle de mercredi dernier. La pluie, qui avait copieusement arrosé Aïn El Hammam, dès le début de la soirée de mercredi, a duré jusque tard dans la nuit. Cela a fait baisser significativement les températures particulièrement élevées durant la journée.
Cependant, cet orage, suivi de vents qui soufflaient très fort, n’est pas passé sans laisser de traces. Au matin, les routes étaient recouvertes de divers objets charriés par l’eau de pluie, qui avait débordé des fossés en certains endroits. Des gravats recouvraient l’asphalte. Devant l’hôpital, les employés ont dû intervenir pour dégager un monticule de terre alors, qu’ailleurs, les véhicules se sont chargés de disperser les débris de toutes sortes déposés au milieu du goudron. Les premiers automobilistes de passage ont été obligés de s’arrêter pour ouvrir le chemin obstrué par des branches d’arbres, brisées par le vent. Des coupures de courant électrique, bien que sporadiques, ont été enregistrées plusieurs fois dans la nuit, ce qui a généré une légère perturbation dans la confection du pain, au niveau des boulangeries non dotées de générateurs.
A Aït Yahia, l’électricité n’est rétablie qu’après plusieurs heures de baisse de tension, pendant la nuit, suivies d’une coupure dans la matinée. A Michelet-ville, les employés de la voirie avaient fort à faire avec les monticules de feuilles mortes, de sachets en plastique et autres objets hétéroclites amassés par le vent dans les moindres recoins. Les planches servant d’étals aux marchands de fruits et légumes se mêlaient aux bâches en plastique, au milieu des détritus. Les paraboles, qui pendaient des balcons, arrachées de leurs mâts, témoignent de la violence du vent. Malgré tous ces désagréments et l’angoisse de voir les tuiles arrachées par le vent, les habitants parlent plus de la fraîcheur générée par la pluie, plutôt que des «quelques soucis», inévitables, qui en découlent.
A. O. T.

