Bir Ghbalou – El-Hamda toujours à l’ère des fosses septiques

Les habitants du village El-Hamda, situé à quelque 10 km à l’ouest du chef-lieu de la daïra de Bir Ghbalou, attendant toujours l’amélioration de leurs conditions de vie. Sans eau potable, ni gaz ni même un réseau d’assainissement en plus d’un réseau routier dégradé, les villageois s’estiment lésés par les autorités locales et réclament une attention particulièrement à leurs revendications et préoccupations. Les villageois assurent avoir saisi le maire et le chef de la daïra à maintes reprises par écrit, mais en vain.

Ils assurent qu’ils vivent un véritable calvaire au sein de ce village qui manque de tout, selon eux : «Même les moyens de transport manquent énormément dans notre village, et hormis quelques clandestins qui assurent des navettes vers le chef-lieu, les transporteurs réguliers ont déserté le village depuis des années.

Les personnes âgées et les écoliers souffrent particulièrement de ce manque criant. À chaque fois qu’on veut sortir du village, nous sommes obligés d’attendre de longues heures devant l’arrêt du centre du village ou partir à pied aux abords de la RN8 pour faire de l’autostop. C’est pour cela que nous réclamons la réhabilitation de la route qui mène vers notre village, afin d’inciter les transporteurs à revenir et à travailler sur cette ligne», explique un retraité de l’enseignement issu de ce village.

D’après notre interlocuteur, la commune n’a pas réservé un bus de ramassage scolaire au profit des écoliers du village, qui sont les plus touchés par le manque de transport car les collégiens et les lycéens sont obligés de faire la navette quotidiennement entre leur village et Bir Ghbalou. Par ailleurs, notre interlocuteur fera état du manque du nombre d’enseignants exerçants au niveau de l’école primaire du village, particulièrement pour la langue française.

En outre, les villageois ont aussi dénoncé le non-raccordement de leurs foyers au gaz naturel et à l’eau potable, comme ils ont assuré que l’actuel réseau éclectique du village souffre d’une grande surcharge et les chutes du courant électrique font légion, particulièrement durant la saison chaude : «Nous attendons toujours le raccordement de nos foyers au gaz et à l’eau potable, car nous ne pouvons plus supporter les pénuries d’eau et de gaz butane qui se sont installées dans notre village depuis des lustres», fulmine un autre villageois. L’ouverture d’une unité de soins et d’une antenne pour l’état civil, en plus de la réalisation d’un réseau d’assainissement et un autre pour l’éclairage public et la construction d’un stade pour les jeunes sont d’autres souhaits formulés par ces villageois.

Oussama Khitouche