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L’université de Tizi Ouzou paralysée

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Le mot d’ordre de protestation lancé par la section du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) de Tizi Ouzou a été massivement suivi dans la majorité des instituts, des départements et des facultés de l’université Mouloud-Mammeri.L’action est initiée pour la défense des franchises universitaires et des libertés syndicalistes ainsi que le droit de grève.Toutefois, pour Malek Rahmani, membre du conseil national et membre du bureau de Tizi Ouzou, “cette action vise à redynamiser les structures syndicales”, et d’ajouter que l’université Mouloud-Mammeri, après avoir subi la léthargie due aux douloureux évènements, a besoin d’un nouveau souffle et reprendre la place qui lui a été toujours attribuée comme la locomotive de la société. Dans une assemblée générale tenue en marge de l’action, une quarantaine d’enseignants affiliés au CNES ont dressé un tableau noir sur la situation qui prévaut à l’université. Les débats étaient axés particulièrement sur des questions inhérentes aux actions qu’envisage d’entreprendre le syndicat pour faire face à la dégradation des libertés syndicales, ainsi que les dernières mesures de la tutelle relatives à l’encadrement et aux bourses de formation et congés scientifiques. Les universitaires s’inquiètent également des conditions exigées par le département ministériel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour l’obtention de la prime de soutenance des thèses de doctorat (soutenance au bout de 4 ans) en mettant en garde contre les dérives qui peuvent en résulter sur la qualité scientifique et le niveau académique de ces thèses.Ce retour sur la scène du bureau de Tizi Ouzou est salué par l’ensemble des délégués et enseignants qui comptent multiplier les rencontres de ce genre afin de souder les rangs. A cet effet, un travail de sensibilisation sera entamé incessamment.

M. Aït Frawssen