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Sarni, tête de liste APW

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Une sérieuse carte que se donne là le FFS pour affronter la compétition. Le FFS qui vient de sortir du congrès tenu la première semaine de septembre, a entériné une résolution sur proposition de Hocine Aït Ahmed, consistant en l’ouverture le plus largement possible de la structure et créér ainsi une dynamique citoyenne forte en prévision de l’élection présidentielle 2009 pour laquelle le parti d’Aït Ahmed entend se donner un rôle de poids en se refusant à la subir. Si le FFS a boycotté successivement les législatives de 2002 et 2007, il en est tout l’inverse des élections locales de 1997 – 2002 – 2007, où le parti met les bouchées doubles. Ces mandats de proximité, Aït Ahmed y voit l’occasion pour l’exercice démocratique, à la base, aux côtés des populations, tout en réaffirmant que la politique n’est guère possible dans un Parlement strictement verrouillé et aggravé par la fermeture du champ médiatique.

Le FFS, du moins à Tizi-Ouzou, est en train de multiplier contacts et réunions organiques, en vue de rétablir une cohésion militante dont il souffrait depuis des mois, jusqu’à voir une contestation dans ses rangs contre la direction nationale que pilote Karim Tabou. Cette contestation qui dure dans le temps, en dépit de la tenue du congrès-préfabriqué pour certains et légitime pour d’autres-et en présence du leader Aït Ahmed, le FFS trouve du mal à retrouver ses marques d’un parti indemme de tiraillements et de déchirures. N’empêche, chaque militant estime avoir le devoir d’assumer sa responsabilité, pour que la maison-FFS évite l’écroulement et surtout ne plus essuyer un échec électoral ce qui ne peut être qu’au bénéfice des irréductibles adversaires localement. Lors du scrutin partiel de novembre 2005, le parti d’Aït Ahmed était présent dans 53 municipalités et a obtenu plus de 20 mairies sur les 67 que compte la wilaya, avec la prise de l’APW, dont la présidence lui était revenue par l’obligation de contracter des alliances avec le FLN et le PT.

Pour cette fois-ci, une détermination est affichée par le parti d’Aït Ahmed, d’abord à couvrir en listes électorales l’ensemble des APC et APW et ensuite mener une campagne électorale de proximité, seule gage d’une victime annoncée précocement.

Tout de même, on ne sait pas si le FFS arrivera à transcender l’état de crise antérieur, pour laisser la base militante procéder au choix souverain des candidats, ou bien la direction nationale se targuera d’un contrôle rigoureux sur la question, qui a toujours été le nœud gordien de la crise : base militante-direction nationale.

En tout état de cause, il s’agit d’une équation complexe que le FFS se doit de résoudre, pour faire face aux déterminations électorales de ses adversaires, quand on voit non seulement le RCD embusqué mais il faut dire également que le FLN, le RND et le PT ont sérieusement appris à affûter leurs armes en Kabylie jusqu’à faire des résultats, la bipolarité traditionnelle FFS-RCD est en extinction pour que le bal s’ouvre à d’autres compétences, les indépendants y compris.

Khaled Zahdi