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Remous au FLN

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Notamment, après les résultats mitigés des élections locales et les précédents attentats qui ont secoué la capitale. Le Front de libération nationale s’apprête à tenir son conseil national, prévu pour samedi prochain, au moment où son SG A. Belkhadem est assailli de reproches par ses pairs, contestataires de l’actuelle direction, dont les rangs ne cessent de grossir. Les signataires de la lettre, dont le sénateur Abderezak Bouhara, rendue publique avant-hier ont émis le vœu d’organiser “un débat dépersonalisé et placé au niveau des idées.” Les signataires de la lettre adressé à la presse nationale ont étayé la crise multinationelle dont le parti souffre à la veille d’un congrès qui, selon eux, devrait avoir lieu dans les plus brefs délais. “Réduire la crise de notre parti a un simple mécontentement de militants déçus..; relève d’une myopie politique on de la désinformation”, lit-on dans la lettre. Et, plus loin, tout en étant en phase avec le programme du président de la République, également président d’honneur du FLN.

“La crise est multidimentionnelle et chronique,” identitaire, de représentation, de fonctionnement, d’organisation, de confiance et de stratégie, soulignent les signataires en illustrant leurs dires par des argumentations liées aux différents volets cités plus haut. A la longue missive émanant d’un groupe de militants et pas des moindres, s’ajoute le communiqué de la cellule centrale de suivi qui fait incomber à l’actuelle instance exécutive “ la responsabilité quant à la déception des militants aujourd’hui et le recul du parti dont ont a tiré profit les autres partis politiques.” Par ailleurs, Abas Mekhal, coordinateur de la cellule de suivi et ex-député du parti de Belkhadem nous dira que “l’actuelle instance exécutive du parti est responsable de la perte de vitesse du FLN… situation qui a prévalu depuis le congrès unificateur de 2005.” Au fait que certains affirment que le SG, A. Belkhadem, serait visé à travers la vague de contestation, il répond : “On est avec le FLN, il n’y a pas de compte à régler, avec quiconque… il s’agit de l’instance exécutive entière qui gère unilatéralement.” Concernant la missive rédigée par le groupe de militants, le 15 décembre dernier, il dira “bienvenue aux efforts de tous les militants du parti qui portent et font entendre la voix de la base” Par ailleurs, relativement au congrès, il ajoute : “Le congrès du parti doit être tenu dans les plus brefs délais, le conseil national doit se pencher sur les questions préoccupantes du parti”. En somme, l’instance exécutive que dirige A. Belkhadem réussira-t-elle à faire face à toutes les voix discordantes qui s’élèvent à la veille de plusieurs échéances importantes, à savoir la révision de la Constitution, le conseil national chargé de fixer la date du prochain congrès. Il est à noter, aussi, que le président de la République devrait présider, dimanche prochain, un Conseil des ministres où un probable remaniement sera annoncé. Belkhadem réussira-t-il à joindre l’utile à l’agréable ? C’est ce qu’on saura dans les jours à venir.

Ahmed Kessi