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Le service minimum sera-t-il assuré ?

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En effet, les patriciens et les praticiens spécialistes de la santé publique qui ont opté pour l’unification de leurs rangs, pour frapper fort, poursuivent toujours leur grève en réponse au mot d’ordre lancé par le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) et le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP). N’empêche que l’activité était normale dans certains établissements hospitaliers et cliniques de la wilaya d’Alger à l’image du CHU Mustapha-Pacha et de la clinique d’accouchement Naïma relevant du même établissement. A l’établissement de la santé publique de proximité de Bab El-Oued, les médecins ont été effectivement nombreux à répondre au mot d’ordre de grève en assurant un service minimum. La grève a été également suivie par les praticiens de la santé publique au niveau de la clinique Nacéra-Nounou (Mohamed-Belouizdad) relevant de l’établissement Bouchnafa où un service minimum est assuré pour les urgences. A en croire le président du SNPSSP, le docteur Mohamed Yousfi, “ce mouvement de protestation a été largement suivi à travers l’ensemble du territoire national”. “La grève des praticiens spécialistes de la santé publique qui entame sa première semaine restera ouverte”, a tonné notre interlocuteur. Selon ses propos, le CHU Lamine-Debaghine de Bab El-Oued a enregistré “un arrêt quasi total du travail en assurant un service minimum”. Le même son de cloche chez le président du SNPSP qui n’a pas caché sa satisfaction quant au taux de suivi de cette action. Selon lui, les praticiens ne comptent plus baisser les bras jusqu’à satisfaction totale de leur plate-forme de revendications. Devant le silence radio de la tutelle qui favorise la politique des intimidations et des pressions au lieu de celle du dialogue, le SNPSP a menacé de revoir le service minimum. Ce dernier sera-t-il assuré ? La réponse sera connue aujourd’hui lors du conseil national du SNSPSP. Les principales revendications de ces deux entités syndicales sont entre autres, la révision des statuts particuliers et du régime indemnitaire.

A titre de rappel, le ministère de la Santé, avait appelé les médecins grévistes à la pondération et à la reprise du travail, indiquant que “les efforts de tous sont recommandés dans ces circonstances tout comme il est essentiel de placer l’intérêt du malade au-dessus de toute considération”.

Lemya Ouchenir