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Tizi N’Berber Elle connait un afflux sans précédent de touristes

L’enchanteresse cascade de Bouâmara

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Située à 13 km environs du chef-lieu de la commune de Tizi N’Berber (le col des berbères), qui se trouve à 35 km à l’est de la ville de Béjaïa, la cascade de Bouâmara est sans conteste l’un des plus beaux sites que recèle la wilaya de Béjaïa.
Avec les quelques travaux d’aménagements réalisés par les autorités locales sur le site, cette commune du Sahel, perchée sur l’une des majestueuses montagnes de la Kabylie, et distante à 8 km à vol d’oiseau de la station balnéaire d’Aokas, commence à s’ouvrir au tourisme  » professionnel  » au grand bonheur de la population locale. Car, qui dit tourisme, dit essor conomique.
Le nombre de visiteurs qu’y viennent, soit en famille ou en groupes organisés dans le cadre des excursions, ne cesse de s’accroître.  » Cette année nous avons constaté un afflux important de touristes venus des quatre coins du pays. Ils sont là pour contempler la grandeur de ces fascinants sites, d’une beauté naturelle si pure et si majestueuse où le visiteur se sentira entièrement libre et déchainé de tout stress « , nous dira Rabah, un citoyen de la région, très émerveillé par le panorama incomparable qui s’offre devant ses yeux.
Cette cascade s’est formée à partir des eaux limpides et intarissables de l’Oued Ifalène. Ce dernier, bordé de peupliers, de lauriers roses, de noyers et jardins, serpente la localité et forme en son cours plusieurs mares pérennes que les gens de la région appellent communément en Tasahlit, le dialecte local, Timdwine, avant de se perdre en cascade lorsqu’il se fraie un passage. C’est donc entre Adrar Qraba et Tajqlabt que cette enchanteresse cascade laisse couler sa  » grâce « , son eau ô combien rafraichissante.
La semaine dernière, une délégation du Polisario comprenant plusieurs adolescents s’est rendue à ce coin du  » paradis « . Enchantés par le paysage, les bambinos du Polisario se sont jetés en grappe sous ce jet d’eau pour rafraichir leurs âmes accablées par la chaleur suffocante qui sévit en cette période d’été. Ils étaient forts impressionnés et fou de joie. A quelques pas de ladite cascade qui déferle telle une pluie abondante, Lamine, un citoyen de Sidi Bel Abbes déjeunait paisiblement avec des membres de sa famille, à l’ombre d’un laurier rose. Tantôt ils mangeaient, tantôt ils contemplaient admirablement la beauté grandiose des montagnes qui les entourent sous un soleil donnant l’impression de s’éclipser.  » Si à l’aéroport Aguennar de Tamanrasset, sis à 1382 m d’altitude, les avions survolent le mont Adriane et les Pics du Hoggar, chez nous, sur les hauteurs d’Adrar n’Djeddi Ali, élevé à 1409 m d’altitude, se sont l’aigle et le faucon qui planent de pis en pic jusqu’au sommet vertigineux du mont d’Issek qui domine en chef souverain toute la région du sahel « , nous indiquera Rabah, qui travaille au sud algérien, lui, un mordu du désert et du fameux Asskrem où s’est réfugié en ermite le célèbre Pierre Foucault.
Au retour de cette virée rafraichissante qui les a conduit à la cascade de Bouâmara, les hôtes de Tizi n’Berber ont fait une halte à la fontaine de la paix, à proximité de Tajqlabt. Là Zidani, un artiste de la région, sculptait vertueusement sous les yeux émerveillés de ses  » spectateurs  » une statue. Pendant que le soleil s’apprêtait à  » rentrer chez lui  » en s’éclipsant derrière les belles montagnes qui surplombent Tizi N’Berber, une question vient à l’esprit de notre interlocuteur :  » Pourquoi l’homme doit-il détruire ce que Dieu à crée avec tant d’amour et d’harmonie ? « .

Boualem Slimani