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Bouira - La nouvelle année universitaire toujours pas lancée

Deux facultés toujours bloquées !

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Deux facultés de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira étaient paralysées, hier, par des protestations d’étudiants. Il s’agit de la Faculté des sciences humaines et sociales et la Faculté des sciences économiques et de gestion. Pour cette dernière faculté, qui comporte trois départements, les étudiants ont réclamé l’annulation des délibérations finales de l’année universitaire 2018/2019, rendues publiques, la semaine passée, par la même faculté. Les étudiants grévistes ont ainsi dénoncé ce qu’ils qualifient de «non-respect des procédures réglementaires pour l’adoption des délibérations finales».

Ils ont en outre décrié l’existence de certaines «fautes dans la transcription des notes pour certains modules», chose qui s’est répercutée négativement sur leur rendement, d’après-eux. A ce propos, l’un des représentants des étudiants expliquera que de nouveaux coefficients ont été appliqués par le Conseil scientifique pour des modules importants, notamment pour les étudiants du premier cycle (licence), sans les en informer au préalable. Notre interlocuteur a aussi contesté l’organisation des examens au cours de ce début d’année car, selon-lui, les étudiants ont été invités à passer les examens de rattrapage pour certains modules sans qu’ils soient informés de leurs notes d’examen des 1er et 2e semestres.

Une procédure qui a créé une situation de confusion chez les étudiants, dont la majorité a choisi de ne pas passer les examens de rattrapage. «Au mois de septembre dernier, une véritable anarchie s’est installée dans les trois départements de notre faculté. Les étudiants étaient livrés à eux-mêmes, car ils ne savaient pas s’ils devaient passer les examens de rattrapage ou pas, puisque les enseignants n’ont pas affiché les notes des examens des 1er et 2e semestres. Résultat, beaucoup d’entre nous n’ont pas passé les examens de rattrapage et se sont retrouvés avec des notes catastrophiques», affirment les grévistes.

Dans ce sens, ils ont réclamé l’annulation des délibérations finales et demandé une nouvelle session de rattrapage, au niveau des trois départements. De leur côté, les étudiants de la Faculté des sciences humaines et sociales qui compte pas moins de dix départements et spécialités sont montés au créneau, hier matin, en procédant à la fermeture de leur faculté, empêchant les fonctionnaires et les enseignants d’accéder à leur lieu de travail, et ce dès 8h00. A travers cette action, ceux avec lesquels nous nous sommes entretenus, hier matin, ont dénoncé ce qu’ils qualifient de situation «d’anarchie» dans laquelle se trouve cette faculté depuis le mois de septembre dernier. Une situation d’instabilité, en relation avec le changement, en début d’année, du doyen et le retard pédagogique cumulé à la suite des grèves de l’année écoulée.

Les étudiants ont également dénoncé le retard accusé par l’administration pour la délibération des résultats définitifs de l’année écoulée, malgré le fait que les examens des 1er et 2e semestres se soient tenus au mois de juin dernier. Selon les protestataires, même les nouvelles cartes d’étudiant et les certificats de scolarité de l’année 2019/2020 n’ont toujours pas été délivrés, en dépit du fait qu’ils se soient inscrits au mois d’octobre dernier. Toujours selon les étudiants mécontents, ce retard leur cause un autre retard dans le renouvèlement de leurs dossiers, au niveau de la Direction des œuvres universitaires (transport, hébergement et bourse).

Il est utile de préciser que la nouvelle année universitaire 2019/2020 n’est toujours pas lancée dans la majorité des facultés de cette université, à l’image de la Faculté des sciences et sciences appliquées, où les étudiants de plusieurs spécialités passent toujours les examens de l’année précédente.

Oussama Khitouche