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APN - Adoption du plan du gouvernement, jeudi, par les députés

Djerad s’engage à rétablir la confiance

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Les membres de l’APN ont adopté, avant-hier, le plan d’action du gouvernement présenté par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Ce dernier a assuré que le gouvernement est déterminé à recouvrer la confiance du citoyen.

Le plan d’action du gouvernement a été adopté à la majorité par les députés en séance plénière, après trois jours de débats. Lors de son discours final, le Premier ministre a souligné que le plan présenté devant les députés est «un pacte d’une Algérie nouvelle». «Le plan d’action du gouvernement que j’ai présenté devant les députés n’est pas un plan de développement mais plutôt une vision globale de notre pays et un pacte d’une Algérie nouvelle», a expliqué Abdelaziz Djerad. Pour le Premier ministre, «à travers ce plan, nous avons posé les jalons et les fondements d’une nouvelle étape qui ne doit pas se construire sur les schémas du passé, mais avec rationalité et une vision réelle et concrète pour une Algérie, au service de ses enfants», réaffirmant la détermination du gouvernement à recouvrer la confiance du citoyen à travers la revalorisation des valeurs humaines, la consécration de la culture de l’abnégation dans le travail, la reddition de comptes et la promotion des libertés.

«Le gouvernement est déterminé à recouvrer la confiance du citoyen à travers la revalorisation des valeurs humaines perdues, la consécration de la culture de l’abnégation dans le travail, la reddition de comptes, la promotion des libertés et la mise en place des mesures rigoureuses à l’encontre des coupables de défaillances et de manipulations de la loi et du denier public», a déclaré Djerad, en réponse aux députés qui l’interrogeaient sur l’urgence et la façon de permettre au peuple de retrouver confiance en son État et ses institutions. «Cette confiance ne saurait être gagnée que par la bonne foi dans la concrétisation de la bonne gouvernance, d’une véritable réforme politique, sociale et économique et du traitement des facteurs de l’ébranlement de cette confiance», a-t-il affirmé, reconnaissant, néanmoins, que «construire l’Algérie nouvelle, relever les défis et régler les crises que connaît le pays ne sauraient intervenir du jour au lendemain et que cette entreprise nécessite du temps pour mettre en place les études et les approches de traitement».

Lutte contre le chômage et équité dans les soins

Le plan du gouvernement, a réaffirmé le Premier ministre, au terme du vote du Parlement, a prévu une batterie de mesures pour lutter contre le chômage, en vue de ramener son taux à 10%, comme il a promis d’assurer l’équité dans la couverture sanitaire et l’accès aux soins, notamment pour les populations du Sud. Abdelaziz Djerad a ainsi assuré aux députés que son gouvernement aura une nouvelle approche, en matière de lutte contre le chômage, et assurera l’équité et la qualité, en matière de couverture sanitaire, sur l’ensemble du territoire national, principalement dans les Hauts-Plateaux et le Sud. Pour le Premier ministre, il est nécessaire de «poursuivre les efforts dans le domaine de l’emploi, à travers l’adoption d’une nouvelle approche reposant sur un traitement purement économique», réitérant sa détermination à «prendre en charge les préoccupations des jeunes exerçant dans le cadre des dispositifs d’insertion socioprofessionnelle, des agents contractuels et des remplaçants, à travers une étude approfondie et détaillée de ce problème épineux, afin de trouver les solutions possibles pour établir des passerelles avec le marché du travail, aux fins de leur insertion dans la vie professionnelle».

En ce qui concerne le domaine de la santé, Djerad a rappelé l’importance accordée à ce secteur par le gouvernement dans le but d’«assurer une couverture sanitaire totale, équitable et de qualité, à travers l’intensification des établissements de proximité et la prise en charge totale des services d’obstétrique». Voulant étouffer la polémique née des déclarations de son ministre de la Santé, au sujet des anticancéreux innovants que l’État ne peut se procurer, faute d’argent, selon les déclarations de Mohamed Miraoui, Abdelaziz Djerad a précisé que la déclaration du ministre de la Santé à propos des médicaments innovants destinés à la chimiothérapie, la thérapie ciblée et à l’immunothérapie «a été sortie de son vrai contexte». Prenant la défense de son ministre, il a assuré qu’il n’a pas indiqué dans sa déclaration que «l’Etat entendait suspendre l’acquisition de médicaments anti-cancer pour des considérations économiques», mais que ses déclarations, a-t-il soutenu, «étaient destinées aux experts et spécialistes, lors du Colloque scientifique international sur le cancer, en vue de les inciter à prendre en considération le critère de l’équilibre entre les vertus thérapeutiques du médicament et le service médical rendu».

Le Premier ministre a également rappelé que «l’engagement de l’État à assurer une disponibilité constante du médicament contre le cancer peut se confirmer par l’affectation de plus de 60 milliards de dinars annuellement, destinés à assurer les médicaments et les moyens nécessaires, au traitement du cancer». «Certains médicaments anti-cancer assurés par l’Etat coûtent jusqu’à un (1) million de centimes par an pour chaque patient», a-t-il indiqué. Pour ce qui est de la réalisation de structures dédiées au traitement de cette maladie, Djerad a fait état de la réception de nouveaux centres à Tizi Ouzou, Sidi BelAbbès, Tlemcen, El-Oued, Ouargla, Sétif et Batna, tout en annonçant la réception prochaine de deux centres à Adrar et Laghouat.
M. A. T.