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ÉDUCATION NATIONALE - Les enseignants du premier palier grondent

Grève dans les écoles primaires

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Une grève a été déclenchée, hier, par les enseignants du cycle primaire au niveau de plusieurs établissements du pays. Hier donc, les enseignants étaient nombreux à se rassembler devant les directions de l’éducation nationale à travers plusieurs wilayas. Dans la capitale, les grévistes ont tenu un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Éducation, aux Annassers, pour réclamer la concrétisation de leurs revendications socioprofessionnelles.

Il est à noter que ce mouvement de protestation succède celui organisé, lundi dernier, en réaction aux dernières déclarations du ministre de l’Éducation nationale, Abdelhakim Belabed, à propos de la rémunération des enseignants qui leur permet, selon le ministre, «un cadre de vie digne». Toutefois, les enseignants du primaire ont mené ce débrayage pour exiger la revalorisation des instituteurs qui dénoncent l’«injustice» à leur égard comparativement à leurs collègues du moyen et du secondaire, «chargés uniquement de l’enseignement». Ainsi, les instituteurs réclament une classification du rang de l’emploi au niveau de base, assimilée à celle des enseignants des autres cycles.

Ceux-ci exigent également l’augmentation des salaires, arguant que «l’enseignant du primaire est un universitaire comme ses collègues des autres cycles mais avec une charge de travail insupportable qui commence avec un volume horaire de 28 heures et plus, avec la surveillance des élèves dans la cour et dans la cantine». «Ce sont les tâches que l’enseignant du primaire assure au quotidien mais avec un salaire qui est de très loin inférieur à celui de ses collègues des deux autres cycles», déplorent les protestataires.

Ces derniers estiment «injuste» qu’au niveau des cycles moyen et secondaire, les enseignants n’assurent que les cours, tandis qu’au primaire, en plus des cours, l’instituteur «fait un travail éducatif supplémentaire, surveille pendant la récréation et la cantine». De ce fait, les enseignants demandent «la réduction des heures de travail et l’abrogation de la note les obligeant à assurer des cours de soutien dans les établissements». En plus de revendications citées plus haut, les instituteurs revendiquent l’application du décret du mois d’octobre 2014, portant sur la promotion des enseignants du cycle primaire à la 12e catégorie. Du côté des syndicats de l’éducation, l’Unpef et le Cnapest ont exprimé leur soutien aux protestataires.

L. O. CH.