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Tizi Ouzou

La majorité des établissements paralysés

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Pour le deuxième lundi consécutif, les écoles primaires de la wilaya de Tizi Ouzou, dans leur écrasante majorité, étaient paralysées suite à la grève observée et largement suivie par les enseignants de ce palier. Ce fut le cas aussi bien au chef-lieu de wilaya que dans les communes. Les enseignants ont ainsi répondu à l’appel à une grève d’une journée par semaine tous les lundis et à l’organisation d’un rassemblement de protestation, le jour-même, devant le siège de la Direction locale de l’éducation. A l’instar du premier lundi de grève, hier aussi, le débrayage des enseignants du primaire a été massivement suivi dans les quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou.

Ainsi, dans la majorité des établissements du chef-lieu de wilaya, les élèves n’ont pas étudié hier. C’est le cas aussi dans toutes les écoles de la ville de Drâa Ben Khedda, où les élèves ont été informés la veille, c’est-à-dire dimanche dernier, que le lendemain, ils devraient rester chez eux. Il en est de même dans les écoles primaires de la daïra d’Azazga et celles des localités de Maâtkas, Souk El Tenine, etc. A noter que les enseignants étaient munis de larges banderoles où ils ont exprimé leur vœu de voir leurs principales revendications prises en charge, lesquelles sont à l’origine de leurs dernières. L’un des points essentiels exigés est celui inhérent à la régularisation des enseignants qui ne le sont toujours pas quels que soient leurs profils.

L’insuffisance des moyens pédagogiques dans les écoles a été également déploré par les concernés. Le fait qu’ils doivent assurer la surveillance des élèves même en dehors des horaires qui leurs sont impartis est une autre source de mécontentement pour eux. Pour rappel, contrairement aux CEM et aux lycées, les écoles ne disposent pas d’adjoints de l’éducation. Il est à signaler que plusieurs autres revendications ont été mises en avant, lors du sit-in organisé hier devant l’académie de Tizi Ouzou par les enseignants du primaire. On peut citer le droit au transport ou à la prime de transport, le droit au logement de fonction pour les travailleurs qui résident loin des écoles où ils exercent ainsi que la révision à la baisse du volume horaire hebdomadaire.

A Mohellebi.