Le bras de fer s’allonge

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La Coordination nationale des enseignants du primaire a organisé, hier, un nouveau débrayage pour faire aboutir ses revendications socioprofessionnelles.

Après plusieurs mois de protestation, le conflit qui oppose le ministère de l’Éducation à ces enseignants ne trouve toujours pas son dénouement.

Hier encore, ils ont paralysé plusieurs établissements au niveau national, afin d’exprimer leur désarroi quant à la non prise en charge de leurs doléances. Cette grève a été appuyée par un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Éducation, à Alger, où des dizaines d’enseignants protestataires se sont rassemblés, dans la matinée, pour porter haut et fort leurs revendications.

Sur place, ils ont brandi plusieurs banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire : «La dignité du professeur est au-dessus de toutes les considérations». Les protestataires n’ont pas manqué d’afficher leur détermination à aller jusqu’au bout de leur mouvement : «On ne va pas s’arrêter là», avertissent-ils.

A retenir que ladite organisation syndicale a entamé ce mouvement de protestation depuis le mois d’octobre dernier, pour pousser la tutelle à donner une suite favorable à ses revendications.

Ces dernières s’articulent essentiellement autour de «la révision des programmes pédagogiques, des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays», «la modification du statut particulier», de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire, au même grade de base, «la diminution du volume horaire», «l’application immédiate du décret présidentiel N°266/14 avec effet rétroactif depuis sa parution, en 2014, le recrutement de superviseurs, afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines pour permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques» et, enfin, «la création de nouveaux grades d’enseignant pour les matières scientifiques, littéraires et d’éducation physique (sport)».

Samira Saïdj

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