l Venu hier partager la fête des travailleurs et déposer une gerbe de fleurs devant la stèle érigée devant la Maison du peuple, à la mémoire de feu Abdelhak Benhamouda et de tous les martyrs de la lutte syndicale, le chef du gouvernement a réitéré sa volonté de prendre en charge les inquiétudes des travailleurs mais non au détriment de l’intérêt général. Réconforté par le soutien que lui a explicitement apporté le président de la République lors de son discours prononcé la veille au Palais des nations, Ahmed Ouyahia a mis l’accent sur le fait que la priorité du gouvernement réside exclusivement dans le développement des richesses, et la relance économique et également dans la création d’emplois. « Il y a des réalités et des données économiques à ne pas négliger et surtout à prendre en considération », a-t-il dit à la fin de sa visite au siège de la centrale syndicale où il a également et en présence de la ministre de la Culture, des cadres syndicaux et des militants de l’UGTA, inauguré la salle dédiée aux artistes. « Notre Président nous a fixé une feuille de route. Il nous a ordonné de poursuivre les travaux de la tripartite et d’aboutir à la concrétisation du pacte économique et sociale », lance-t-il aux quelques journalistes qui ont échappé à l’excés de zèle d’éléments du service d’ordre. Interpellé sur la question des salaires, Ouyahia a souligné que Bouteflika a « ouvert des portes et des perspectives », que lui-même n’a « jamais fermées », insiste-t-il en guise de conclusion. Par ailleurs, il y a lieu de signaler que le chef du gouvernement n’était pas le seul à venir hier à la fête des travailleurs car juste après son départ, Sidi Said a accueilli Abdelaziz Belkhadem, le ministre d’Etat et représentant personnel du chef de l’Etat et dont l’arrivée a donné tout l’air d’une visite surprise.
W. O. H.
