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CRISE POLITIQUE - Application de l’article 102

Le RND «conseille» la démission de Bouteflika

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Le Rassemblement national démocratique (RND) a suggéré, hier, au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de démissionner de son poste.

«Le rassemblement national démocratique conseille la démission du président de la République conformément à l’alinéa 4 de l’article 102 de la Constitution, et ce en vue de faciliter la période de transition», lit-on dans le communiqué rendu public, hier, par le RND. Ce dernier a souligné, également, l’urgence «de désigner un gouvernement par le président de la République pour éviter tout vide ou interprétation concernant l’exécutif en cette phase sensible».

Ledit parti a tenu à exprimer sa reconnaissance et sa gratitude au président de la République. «Nous exprimons notre reconnaissance et notre gratitude au Moudjahid Abdelaziz Bouteflika pour tout ce qu’il a donné pour l’Algérie durant la période de la lutte pour l’indépendance ou en plein processus de construction et d’édification, surtout le rétablissement de la paix, la concrétisation de la réconciliation nationale et la promotion du pays dans tous les domaines», a indiqué le même document.

Ce dernier a indiqué que le parti d’Ahmed Ouyahia s’est félicité de la position annoncée par le vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, «en ce sens où elle tend à éviter au pays la situation de blocage à travers l’activation de l’article 102 de la Constitution».

Dans ce sillage, le RND a salué «l’attachement de l’ANP à assurer la protection de l’Algérie et sa gouvernance dans le cadre de la Constitution». Ladite formation politique a précisé qu’elle avait exhorté, «il y a quelques jours, le pouvoir à consentir davantage de concessions en vue d’appliquer la politique annoncée, les 3 et 11 mars, par le président de la République. Cependant, les événements enregistrés au quotidien démontrent que cette démarche politique se confronte à une impasse».

Samira Saïdj